10 octobre 2021

Que l'Amour soit ton bouclier

Cet texte fait parti d'un recueil de textes sacrés compilés et rédigés par Elaine Kibaro.


« Je veux te révéler le sens de cette vie. « Aimer et être aimé » Tout ce qui existe a été conçu suivant la loi de l'Amour qui est Sagesse…Le seul chemin qui mène au bonheur est celui de l'Amour…Aimer, c'est voir la Divinité dans cet autre que tu aimes…Qu'il voit cette Divinité en toi est le signe de son Amour car la Divinité est Amour...Faire la volonté céleste, c'est donner cet Amour à tous les êtres…Si tu sais voir la Divinité partout où tes yeux se posent, tu ne manqueras de rien… Si tu aimes quelqu'un, tu réponds à l'Amour Divin à travers celui que tu aimes…Si tu t'aimes toi-même, tu deviendras parfait…Car, tu sauras voir l'Etre Divin qui est en toi et tu le manifesteras, en purifiant chaque jour davantage ton corps, ton âme et ton esprit…Alors la Compassion jaillira de ton cœur…Tu comprendras les peines de tous les êtres, et tu pourras les aider... Ne maudis pas celui qui t'a fait du mal…Il n'était pas encore éveillé à l'Amour…Sa véritable nature qui est tournée vers le Bien ne s'est pas encore révélée…Pardonnes-Lui afin qu'il puisse comprendre le mal qu'il t'a fait et ainsi s'éveiller à la Vie Divine…Pardonner, c'est se libérer de toute rancune et faire confiance en la loi de la justice cosmique...Si tu te libères de toute rancœur, cette justice se manifestera sous tes yeux…Si tu aimes, tu prends conscience de la Force Divine qui t'habite et tu peux soulever des montagnes…D'où que vienne l'Amour, respectes-le car c'est cette force qui t'est envoyée…Quand tu dis : « Je t'aime » pense que ce « Je qui Aime » est la Divinité en toi…Quand on te dit : « Je t'aime » pense que ce « Je qui T'aime » est la Divinité en l'autre…Ainsi, tu n'auras plus jamais peur de l'Amour…Tu t'y plongeras et deviendras Amour…Tous les êtres méritent ton Amour car c'est cette Énergie que tu aimes en eux…Aussi, dois-tu voir le Bien dans chaque être que tu rencontres et ce Bien se manifestera…Ce sur quoi tu portes ton attention se développe toujours…En toi-même, comme en chacun, vois les qualités de l'âme afin qu'elles puissent jaillir pour apporter au monde sa guérison…Les défauts ne constituent que l'enveloppe, l'apparence extérieure de l'être humain, non son Essence…Seul, l'Amour permet de pénétrer cette écorce de la personnalité et de découvrir les richesses cachées de l'âme…L'Amour traverse les apparences…Si tu veux recevoir l'Amour de tous, aimes la Perfection latente en chacun, ainsi tu aideras chaque âme à se réaliser…L'Amour est ta seule richesse inaltérable. Qu'il soit dans ton regard afin que chaque chose te montre sa réalité intérieure… Aimer, c'est devenir un avec l'être que tu aimes, et non pas devenir un objet pour Lui, ni le considérer comme un objet pour toi…Devenir Un avec la personne que tu aimes supprime le rapport de force et permet de vivre dans la vibration de l'Amour réalisé…Elle seule peut t'apporter ton épanouissement…En elle, la soif et la faim n'existent plus, et le rapport de force se limite au jeu qui pousse les corps l'un vers l'autre…Il ne déborde plus dans la vie affective ou sociale, et la guerre des sexes, qui est à la racine de toutes les guerres, disparaît… Toutes les formes de guerre ne sont que le reflet de cette mésentente entre le mâle et la femelle dans chaque être humain…Mésentente entre le conscient et le subconscient, entre l'esprit et l'âme, entre les pensées et les sentiments…Unis tes pensées et tes sentiments autour de la voie de l'Amour, afin de rétablir la Paix à l'intérieur de toi-même…L'homme et la femme en toi seront réconciliés et ne feront plus qu'Un…Alors tu verras s'accomplir le souhait de ton cœur…Alors seulement, tu reconnaîtras l'être qui aura fait le même travail que toi pour permettre d'établir la Paix en Lui comme dans le monde…Alors seulement tu pourras devenir Un avec Lui…Quand deux âmes ne font qu'un, elles se comprennent d'un seul regard... Gestes et paroles deviennent inutiles pour elles…Souviens-toi toujours de ceci : « Ce que tu établis à l'intérieur de toi-même se matérialise à l'extérieur…Le monde des Causes est en toi…Installes en toi l'Amour…Maries ton Corps à ton Esprit »...Ne te demande pas et ne demande pas si l'on t'aime… Douter de l'Amour que l'on te porte, c'est douter de la force de vie elle-même…C'est aussi absurde que de douter de la levée du jour après chaque nuit…L'Amour te protège en toutes circonstances…Alors, ne crains jamais de trop aimer…Le monde a besoin de ton Amour et l'on n'aime jamais trop…Chaque graine d'Amour que tu sèmes te reviendra multipliée…Laisse la liberté à la personne que tu aimes…Apprends à aimer comme aime le Soleil…Il répand sa chaleur sur tous, sans distinction…Il n'attend rien en retour…Et nul ne peut l'éteindre... Transforme en Amour la jalousie qui, comme le doute, détruit l'Amour…Ou manifeste aussi ce que l'on craint car le doute, de manière égale au désir, a pouvoir de création dans ton imagination…Le véritable Amour bannit le doute, il ne peut que grandir…Il apporte la Santé, l'Abondance, la Connaissance et la Paix…Nul ne peut l'offenser…L'Amour fait acquérir les qualités, les défauts de l'être aimé…Car l'amoureux fixe son attention sur celle qu'il aime…Exerces-toi de ne voir que les qualités en l'élu de ton cœur…Ainsi tu les manifesteras toi-même et tu l'aideras à dissoudre ses défauts…Le diable mourra de ton indifférence…L'Amour ne se venge jamais…Trouve en Lui la force d'aimer le Divin caché dans ton ennemi…Il se transformera sous tes yeux en ami…Au lieu de descendre à son niveau en cherchant à te venger du mal qu'il t'a fait, tu l'aideras à monter vers la Lumière qui brille en toi… L'Amour est Miséricorde…Si la pensée de quelqu'un demeure en toi, tu sauras que tu es aimé de celui-là…L'Amour est confiance absolue…Ton Amour n'est pas vrai si tu admets que l'être aimé peut te faire du tort…L'Amour est patience et don de soi…Il fait entendre la musique de l'univers…Si tu t'y opposes, tu souffriras…Laisses-le couler en toi, Il est Vie éternelle…Le seul but du travail de régénération est de te transformer en canal parfait de l'Amour…Ce corps grossier deviendra corps Divin afin de te révéler les degrés supérieurs de l'Amour où toute contradiction s'évanouit…L'Amour s'apprend…Commences par aimer de ton mieux une personne que tu entoureras de tes plus belles pensées…Puis, étends cet Amour peu à peu aux autres, sans cesser d'aimer la première…Ainsi tu deviendras Un avec toute l'humanité et tu auras réalisé ta mission sur cette terre…Que ton Amour s'étende à tout ce qui vit, à tout ce qui t'entoure…La Vérité se dévoile devant l'Homme de l'Amour…L'Amour est nourriture pour ton âme…Si tu cesses de t'en alimenter, tu perdras la vie…L'Amour Divin est la force magique qui accomplit tous les miracles…Lui seul peut te laver et te libérer de tes chaînes…Ne cherche pas ailleurs la Pierre Philosophale des Alchimistes…L'Amour est ta baguette magique…Il rend le mal impuissant, il établit le règne du bonheur, il apporte avec Lui tous les biens :  « La Vie, la Santé, la Beauté, la Réussite, Il te les donnera…Aimes d'abord et tu seras aimé, et l'Amour te couvrira de ses Bénédictions…Tu apporteras la Joie autour de toi…Tu donneras et recevras la vie en abondance…Près de toi les malades guériront…L'Amour est la science de toutes les sciences…L'intelligence sans Amour n'est que sottise…Dès que tu aimeras, le sens de l'Amour te sera révélé…L'Amour est l'eau qui arrose le jardin de ta vie et Lui donne fleurs et fruits…Accepte-le pour que tes œuvres soient grandes et puissent contribuer à l'évolution de l'homme…L'Amour est Harmonie et Liberté…Jettes tes faiblesses à son feu, elles se transformeront en Force… Seule la pureté qui est perfection permet à l'Amour de demeurer…Si tu veux rester pur dans tes pensées, dans tes sentiments et dans tes actes, tu t'opposeras aux grands courants contraires et cela risque de te faire souffrir…Mais, saches que cette souffrance n'est qu'un prélude à l'Amour…À ce moment-là, gardes en ton cœur la reconnaissance pour chaque petite joie que tu reçois au long des jours...Ainsi tu prépareras ton organisme à supporter les gigantesques vibrations de l'Amour Divin qui ouvrira tes sept étoiles…Seul ce qui a été accompli avec Amour demeurera. Car ton Père Céleste est Amour. Car ta Mère, la Terre est Amour. Car le Fils de l'Homme est Amour. C'est par l'Amour que les trois ne font qu'Un. Que l'Amour soit ton Bouclier ! »

9 octobre 2021

Aime-moi tel que tu es

Voici un très beau texte de Saint-Augustin.


« Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps. Je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; Je te dis quand même : « Donne-Moi ton cœur, aime-Moi tel que tu es ». Si tu attends d'être un ange pour te livrer à l'amour, tu ne M'aimeras jamais. Même si tu retombes souvent dans ces fautes que tu voudrais ne jamais commettre, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, Je ne te permets pas de ne pas M'aimer. Aime-Moi, comme tu es. A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l'infidélité. Aime-Moi, tel que tu es. Je veux l'amour de ton cœur indigent ; si, pour m'aimer, tu attends d'être parfait, tu ne M'aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d'amour ? Ne pourrais-je pas, d'un seul signe de ma volonté, faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que J'ai créés ? Ne suis-Je pas le Tout-Puissant ? Et s'il me plaît de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour ! Mon enfant, laisse-Moi t'aimer, Je veux ton cœur. Je compte bien te former, mais en attentant, Je t’aime comme tu es. Et je souhaite que tu fasses de même ; Je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J'aime en toi jusqu'à ta faiblesse. J'aime l'amour des pauvres ; Je veux que, de l'indigence, s'élève continûment ce cri : « Seigneur, je vous aime. » C'est le chant de ton cœur qui m'importe. Qu'ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que Je te demande, et si Je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l'amour-propre s'y mêlerait ; ne t'inquiète pas de cela. J'aurais pu te destiner à de grandes choses ; non, tu seras le serviteur inutile, Je te prendrai même le peu que tu as, car Je t'ai créé pour l'amour. Aime ! L'amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu'à remplir le moment présent de ton amour. Aujourd'hui Je me tiens à la porte de ton cœur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des Seigneurs. Je frappe et J'attends, hâte-toi de M'ouvrir, n'allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le cœur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance. Je veux que tu penses à Moi à chaque heure du jour et de la nuit. Je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l'amour. Quand il te faudra souffrir, Je te donnerai la force ; tu m'as donné l'amour, Je te donnerai d'aimer au-delà de ce que tu as pu rêver. Mais souviens-toi : « Aime-Moi, tel que tu es ». N'attends pas d'être un saint pour te livrer à l’amour, sinon tu n’aimeras jamais. »

8 octobre 2021

Dieu choisit les faibles

Encore un joli texte dont j'ignore l'auteur.


« Dieu choisit les faibles - C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. » (2 Corinth 12 :10)
« N'attend pas d'être fort pour servir Dieu ! Non, plus tu te sentiras incapable, inutile, faible, plus Dieu viendra et te servira de toi. Car c'est quand je suis faible que Dieu agit avec force, si je suis fort, je pourrai prendre la gloire qui revient à Dieu seul. Ce que Dieu demande est un cœur brisé, humilié et qui aime son Dieu plus que toutes autres choses ! » (Ps 34 :18, Ps 51 : 17)
« Qui est prêt à Lui obéir à 100 % et à mourir physiquement même s'il le faut !!! Dieu se moque des forts remplit d'orgueil, Dieu ne cherche pas ton argent même pauvre, tu seras un guerrier devant Lui ! Dieu ne cherche pas que tu portes des habits royaux, même avec des haillons, Dieu fera de toi un soldat de son armée, Dieu ne cherche pas que tu aies des diplômes de théologies pleins les poches, même si tu ne sais pas lire et écrire Dieu fera de toi une colonne dans son temple. Frère, sœur, te sens tu incapable de servir ton Dieu, je n’ai pas d'argents, pas d'habits, pas de diplômes etc, etc, etc, voir plus de parents, plus d'amis je suis seul au monde !!!! » (Juges 6 :15) 
« Compte sur Lui et tu verras Sa Gloire ! Dieu est prêt pour toi à faire un miracle, qui est de faire de toi une perle rare de grand prix !! Loue-Le, adore-Le et même si tu n'as rien il multipliera ton pain et le peu d'huile que tu as. Croit le et tu verras Sa Gloire ! » (1 Rois 13-14)
« Courage Dieu est avec toi ! « Il relève l'indigent et le délivre de la misère, Il multiplie les familles comme des troupeaux. » (Ps 107 : 41)
« Louez l'Éternel ! Serviteurs de l'Éternel, louez, Louez le nom de l'Éternel ! Que le nom de l'Éternel soit béni, dès maintenant et à jamais ! Du lever du soleil jusqu'à son couchant, que le Nom de l'Éternel soit célébré ! L'Éternel est élevé au-dessus de toutes les nations, Sa Gloire est au-dessus des cieux. Qui est semblable à l'Éternel, notre Dieu ? Il a sa demeure en haut ; Il abaisse les regards sur les cieux et sur la terre. De la poussière il retire le pauvre, du fumier il relève l'indigent, pour les faire asseoir avec les grands, avec les grands de son peuple. Il donne une maison à celle qui était stérile, Il en fait une mère joyeuse au milieu de ses enfants. Louez l'Éternel ! » (Psaumes 113).

7 octobre 2021

Ani Houa

Le conseil d'Alléluiah France a écrit cet article (trouvé sur internet).


« C’est pourquoi, en entrant dans le monde le Christ dit : « Sacrifice et offrande, tu n’en as pas voulu, mais tu m’as façonné un corps ; holocaustes et sacrifices pour le péché tu ne les as pas agréés, alors j’ai dit : Voici je viens (dans le rouleau du livre il est écrit de moi) pour faire, ô Dieu ta volonté » (Ps 39, 710). Et c’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes. Seul Dieu pouvait venir libérer l’homme de la servitude de la Loi et de l’esclavage du péché. Quand l’heure pour laquelle le Fils de l’homme est venu en ce monde est arrivée : « Jésus donc, sachant tout ce qui allait Lui survenir, sortit et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils Lui répondirent : « Jésus le Nazaréen ». Il leur dit : « C’est moi » Jean 18, 4-5. Traduction maladroite en français, car en réalité Jésus, dans sa langue, répond : « Je suis Lui. » : « Ani Houa »*.

Cette traduction se retrouve dans la plupart des langues comme l’anglais, l’allemand, l’arabe, l’hébreu… A cette déclaration : « ils reculèrent et tombèrent à terre » Jean 18, 5-6, saisis par l’Esprit Saint qui unit sans cesse le Père et le Fils. Ils comprirent à cette Parole qu’Il était Dieu. Philippe ne déclare-t-il pas : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi (Ex.3,14) ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé ! C’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth » (Jean 1, 45). En déclarant « Je suis Lui » Jésus dit clairement qu’Il est Dieu. La première lettre « alef » et la dernière « alef » à nouveau, nous indique doù Il vient, où Il va. Lalef étant la lettre du Père par excellence. Jean 16,28 : « Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde, de nouveau je quitte le monde et je vais vers le Père ». Du haut de la croix Jésus a élevé son Nom jusqu’au Père, il avait annoncé : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que Moi je suis (que je suis Lui) et que de moi-même je ne fais rien, mais ce que m’a enseigné le Père, c’est cela que je dis. » Jean 8,28.  Ce Nom par lequel toute chose a été faite, non seulement la création mais plus encore la « re-création » de l’homme nouveau. Son Nom est Sa Personne et l’Essence de Sa Personne, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans le monde depuis la création et jusqu’à la fin des temps, afin « qu’en croyant nous ayons la Vie par son Nom » Jean 20, 31. Les évangélistes Mathieu (27, 54) et Marc 15, 38-39 concluent de la même manière le récit de la Passion. - « Et le rideau du Sanctuaire se fendit en deux, de haut en bas. Le centurion qui se tenait en face de Lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu ». Par la mort et la résurrection du Fils le Père a glorifié son Nom dans la puissance de l’Esprit-Saint qui continue son œuvre dans le monde. Jean17,1 : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie »

*  En hébreu le « a » de « Houa » est un « a » muet. En Arabe, langue sémite proche de l’hébreu, le Seigneur dit Ana Huwa (je suis Lui). Pour dire « c'est moi » on dit juste Ana soit littéralement « moi ». Dans la King's James (Bible anglicane) on lit I am He (je suis Il ou Lui). Dans la Vulgate de st Jérôme « Ego sum » (Moi Je suis), dans le textus receptus c'est-à-dire le texte grec, base d'absolument toutes les traductions connues, nous lisons « Ego eimi » qui signifie « moi je suis ». C'est un mystère que la présence de ce « Lui ou Il ». Cela dit en grec ou en latin la mention du pronom personnel est d'un point de vue grammaticale très redondante voire lourde car pour dire en grec c’est moi le grec dirait « eimi » soit seulement le verbe être à la première personne du singulier mais là le « ego » signifie un moi fort. Le « Ego eimi » fait référence au « Moi Je suis » de l'Eternel face à Moïse quoique cette lecture est évidente surtout pour la Septante.  Ce « Moi je suis Lui » fait indubitablement référence au « Moi je suis » de l'Eternel face à Moïse (c'est comme ça que c'est dit dans la version grec de l'Ancien Testament dit la Septante) ou en hébreux la parole de l'Eternel est exactement « Je serai Celui que Je serai » que l’on peut traduire par « Je suis Celui que Je suis » Normalement en hébreu le futur accompli du verbe être ne se conjugue jamais au présent, à cause de Dieu.  {èhiè = Je serai ( Père) asher = Celui que (Fils) èhiè = Je serai (Esprit)}. « Celui que je suis » peut aussi se traduire logiquement par un pronom personnel à la 3ème personne du singulier d'où « Je suis Lui » traduit en hébreu et en arabe, de Jésus à l’instant où l’homme met la main sur Dieu. St Jean a écrit, selon les philologues, son évangile directement en grec pour s'adresser au non-juifs ou non-hébraïsants, St Jean aura fait référence à la Septante avec ses variantes qui dit « Je suis » (alors que le texte hébreux dit « Je suis Celui que Je suis ». Mais comme derrière le texte grec, fût-il directement écrit en grec, il faut y voir l’hébreu. Donc la traduction la plus fidèle serait : « Je suis Lui » ou « Je suis Celui que Je suis » en référence à son Père. »

6 octobre 2021

O mon Seigneur, je Vous aime !

Le Conseil Islamique suprême d'Amérique et l'Ordre Soufi Naqshbandi-Haqqani ont publié cet article sur internet.




« O mon Seigneur, je Vous aime ! - Au nom de Allah, Tout-puissant, Tout-charitable, le Plus Bienfaisant et le Plus Magnifiant. Tout arrive sous Sa Commande, tout apparaît par Sa Volonté. Il est le Créateur et nous sommes ses créatures. C'est le point le plus important à être connu par chacun d'entre nous. Vous pouvez tout être : mâle ou femelle, homme ou femme, riche ou pauvre, gouvernants ou gouvernés, professeurs, docteurs, sultans, awliyas ou anbiyas, Américains, Canadiens, Anglais, Arabes, Turcs, Espagnols, Russes, Chinois, Japonais, etc., mais vous devez savoir que vous êtes des créatures, simplement créées par notre Créateur, qui a tant de Noms et nous disons Son Nom le plus célèbre, qui rassemble tous les Noms Saints en Lui-même : Allah, Tout-puissant. Il est le Créateur et nous sommes ses créatures. Aucun autre titre n'est plus honorable pour les Enfants d'Adam que « le serviteur d’Allah Tout-puissant ». Vous devez apprendre et savoir cela et ensuite vous devez essayer de faire de votre mieux pour votre Seigneur, Allah Tout-puissant et pour Ses créatures. Chaque prophète, chaque saint est juste venu pour apprendre aux gens quelque chose de leurs destinations et de leur importance. Vous pouvez être Musulmans, et il y a tant de sectes parmi les Musulmans. Les Chrétiens avec tant de groupes différents aussi. Les Juifs ont aussi beaucoup de sectes et au-delà de ces trois religions célestes, il y a tant d'écoles de pensée ou d’idées. Les gens, selon leurs aspirations ou selon leur goût spirituel, courent après certains de ces différentes sectes. Ils deviennent heureux avec leurs groupes, et Allah Tout-puissant dit à ce propos, « Koullou hizbin bima ladayhim farihoon » qui signifie « Mes serviteurs vont être dans des groupes différents et chacun est heureux avec son propre groupe ». Ils sont heureux avec leurs groupes, selon leurs croyances. Chacun peut choisir une croyance ; parmi beaucoup de croyances différentes, Lui ou elle peuvent choisir et accepter. Il peut dire, « je suis Musulman », « Chrétien » ; l’autre peut dire « je suis Juif » ; « Bouddhiste ». Oui ; ils croient et ils sont heureux avec leurs croyances, avec leurs groupes. 

C'est la réalité ; elle ne peut être changée. C'est toujours vrai. Cela signifie que la vérité est une ; parmi cent idées ou mille croyances, une est vraie. Chacun croit en quelque chose, mais ça ne signifie pas que chaque croyance est une vraie croyance, non. Vous pouvez croire comme vous le souhaitez. C'est bien ; personne ne vous empêchera. Tel que, Allah Tout-puissant dit, « Croyez comme vous le souhaitez. Si vous n'aimez pas croire, ne croyez pas ». Vous êtes appelés à croire et vous devez choisir une croyance, mais vous ne devez pas dire que chaque croyance est une vraie croyance. Non ; seulement une est vraie. Finalement nous arrivons à la fin de nos vies. Nous passons par cette étape de la vie et chacun apportera quelque chose dans sa main disant, « je tiens des bijoux, je porte vraiment une chose de valeur ». Oui, vous pouvez dire, « je porte une croyance réelle ». Tant que vous êtes dans cette vie, vous pouvez prétendre que vous êtes sur la vérité réelle, la croyance réelle, et dire, je tiens un bijou réel, mais finalement la réalité est que tu es entrain de quitter cette vie pour le Ciel. Votre mort voyage de cette vie, la plus basse à celle la plus haute. Ne pensez pas que la mort est une mauvaise chose, comme les gens la craignent. La mort est la voie au Ciel. Tant que vous ne mourez pas, vous êtes sur la terre, la vie la plus basse, mais quand vous mourez, vous devenez moins lourds, vous montez. En ce moment-là, ils vous questionnent, « qu'avez-vous apporté ici maintenant ? Ouvrez votre main ». Oui ; à ce moment-là, chacun saura s'il a apporté une chose réelle ou s’il ou elle a été trompé par Satan et ses diables. Il comprendra entièrement ce qu’il a. Les gens ont une nouvelle mode, chacun fait un bilan de santé, notamment les riches, au moins une fois chaque année. Pour cela, ils vont en Amérique, Londres, Russie, Chine ou au Japon. Pour faire quoi ? Un bilan de santé un millier de fois, n’empêchera jamais votre corps de faiblir jour après jour. Il n'y a aucun besoin de ces bilans de santé, ils sont inutiles. Mais vous devez faire un bilan sur ce que vous portez, ce que vous tenez - si vous tenez un bijou réel dans cette vie ou si le réel vous a été volé et remplacé par un plastique imité. C'est important. Ô les gens, occupez-vous de votre foi. Si c'est la foi réelle, elle vous mène de l'obscurité au Ciel illuminé. 

Comment vous sentez-vous cette année comparé à l'année dernière ; que pensez-vous de vous-même ? Sentez-vous une amélioration de votre vie spirituelle ou non ? Faites un bilan de votre foi spirituelle, vous-même. Oui, c'est un point important. Un autre point important : les gens se préoccupent de prendre quelque chose de cette vie, hommes et femmes. Ils courent pour avoir beaucoup plus de chose de cette vie, mais surtout ils poursuivent le matériel. Et comme un signe prédit par des livres saints, à la fin des temps, l’objectif le plus important pour l'humanité - est : Ahl ad-dounya, ceux qui vivent pour cette dunya seulement, leur objectif le plus grand est l'argent, pour les dames, ce sont les bijoux d'or, les bijoux. Les hommes sont beaucoup plus intéressés par avoir des dollars, tandis que les dames courent après des bijoux, chaque année pour dix doigts, vingt anneaux ou trente anneaux ; certaines en arrivent à ne pouvoir les porter tous à cause de leurs nombre et poids. Oui ; c'est le capital qui intéresse le plus les gens du vingtième siècle. Celui qui atteint cet objectif matériel est celui qui a économisé beaucoup plus de millions ou pour les dames, celle avec beaucoup plus de bijoux, beaucoup plus de palais, beaucoup plus de yachts, beaucoup plus de robes, beaucoup plus d'argent gaspillé. 

Ô assistants, ne dormez pas ! Regardez-moi, ne vous regardez pas l'un et l'autre. Ce que je dis, n'est pas de moi : tenez-le. Et le seul but réel, le seul que l’humanité doit courir après, est l'Amour. Celui qui demande et cherche l'Amour sans cesse est la personne qui reçoit la chose la plus valeureuse de cette vie sur terre. L'Amour est le don le plus grand de Allah Tout-puissant aux Enfants d’Adam. Sans Amour, l'homme ressemble au bois sec. Cette table a juste perdu son Amour et devient maintenant sec. Les arbres portent et cherchent l'Amour. Et l'Amour donne la beauté et la lumière aux gens. Ne mettez pas de rouge à lèvres pour aller aux salons de beauté. Vous n'allez pas être beaux avec de telles choses, ou comme des mannequins ou des chirurgies esthétiques. Cela ne vous rend pas beaux. L'Amour vous rend beaux et de bon goût et la personne est honorée et louée. Celui qui reçoit plus d'Amour est plus beau ici et au Ciel. Oui, l’Amour est le don le plus grand du Créateur. Avec Son Amour Il vous a créés. Ne pensez pas que Allah Tout-puissant vous a créé sans Amour ; non. Et nous le remercions d’aimer Ses serviteurs et de leur accorder de l'Amour. Et qu'est-ce qu’Il demande de vous en retour, Ô serviteurs ? Il vous demande seulement de l'Amour - Il vous donne de l'Amour et vous demande de l'Amour. 

Dans toutes les religions, dans toutes les croyances, ceci est important : qu'Il nous ait accordé de Son Amour Divin et demande de nous de l'Amour pour Sa Présence Divine. Maintenant nous donnons notre Amour aux plaisirs de cette vie, la plus basse. C'est la malédiction la plus grande sur l'humanité maintenant ; c'est la raison de la violence et l'aspect sauvage de chaque difficulté, parce que les gens ne donnent pas l'Amour à leur Seigneur. Et Il regarde : « Ô Mon serviteur, juste je vous ai accordé de Mon Amour Divin. Que me donnez-vous ? » Il ne demande rien d’autre de vous ; non. Toutes vos prières, n'est qu’un signe de votre Amour à Sa majestueuse Présence Divine. Autant vous êtes capables de donner, donner et prendre plus. Ne dites pas, « je suis Chrétien », « Musulman », « Juif », « Bouddhiste », tandis que vous ne donnez pas votre Amour à votre Seigneur. Vous avez été trompés par votre ennemi, l'ennemi commun de l'humanité, le quartier général du mal, qui n’est autre que Satan. Vous devez vous occuper de vous, vous contrôler parce que Satan vous trompe chaque jour, vous fait donner votre Amour à cette vie provisoire, et vous accordez toute votre attention pour ce corps physique, qui faiblit jour après jour. Regardez chaque jour ; faites un bilan de vous, ai-je été trompé ou non ? Si vous voyez que vous avez été trompés, vous ne devez pas être trompés demain. N'importe quand vous dites, « Ô mon Seigneur, je vous aime », c'est si beau, des serviteurs à Allah. « Ô mon Seigneur, je vous aime ». Quand vous êtes seul, dites, « Ô mon Seigneur, je vous aime, je vous aime, je vous aime ». Dites-le trois fois, « Ô mon Seigneur, je vous aime ». Alors, plus les gens ne seront déprimés. Prenez une douche la nuit et portez de beaux vêtements, et asseyez-vous en un endroit isolé et propre, et dites, « Ô Mon Seigneur, je vous aime, je vous aime ». Vous verrez que la dépression partira dans trois nuits. Il n'y a aucun besoin de prendre des comprimés ou des drogues ; aucun besoin. La Médecine, pour qui ? Pour ceux qui sont dans la dépression. La dépression est une punition de Allah Tout-puissant parce que Ses serviteurs ne donnent pas leur Amour à leur Seigneur ; c'est une punition. Allah Tout-puissant donne tout mais ils ne donnent pas à leur Seigneur Tout-puissant, leur Amour. Il ne demande pas de vous de l'alimentation ou de la boisson ou des vêtements ; Il demande seulement de vous, l'Amour. 

Quand Moïse…nous pouvons continuer à parler jusqu'au matin, jusqu'à la semaine prochaine, mais vous êtes fatigués ; donc nous coupons court autant que possible. Mais je dois dire cette histoire aussi - Moïse allait à une réunion avec son Seigneur sur le mont Sinaï. Allah Tout-puissant disait, « Ô Moïse, occupez-vous de mes serviteurs. Ô Moïse, faites de votre mieux pour Mes serviteurs. Faites qu’ils M'aiment ». C'est Moïse, un des prophètes les plus grands, Seyyidina Mouhammad d'abord, Seyyidina Ibrahim le second, Seyyidina Moussa (Moïse) le troisième, Seyyidina Issa le quatrième. Et Allah Tout-puissant disait, « Ô Moïse, demandez à Mes serviteurs de me donner leur Amour. Faites qu’ils m'aiment ». Comprenez-vous ? Je parle l'Anglais mais vous agissez comme le mouton, regardant seulement avec de yeux grands ouverts. Non ; vous devez comprendre. C'est un mot très important et lumineux à se dire soi-même et à toutes les communautés, pour épurer le monde entier. Allah Tout-puissant demandait à Moïse, un des grands prophètes, « Demandez, apprenez-leur, dites-leur, faites qu’ils M'aiment ». 

Allah demande l'Amour de Ses serviteurs. Et c'est pitoyable et malheureux pour un serviteur de quitter cette vie alors que ses yeux sont attachés à cette vie, non dirigés vers le Trône majestueux d’Allah. C'est pitoyable et malheureux pour ceux qui ne donnent pas, ceux qui ne retournent pas l’Amour à leur Seigneur. Celui qui retourne l'Amour ne craindra jamais la mort parce que l'Amour fait qu'il est dans la vie réelle, la vie de toujours. Une fois un Saint, un vrai Cheikh, un grand Cheikh, est décédé. Son disciple l'enterrait dans sa tombe et il essayait de tourner son visage vers la KaaBa. Alors son Cheikh Lui dit, « Ô mon disciple, Il a juste tourné mon visage à Lui, mon cœur vers la Présence Divine de mon Seigneur ». Et le disciple tremblait et disait, « Vous n'êtes pas mort ». Et il disait, « Non. Je suis décédé, mais ma vie, la vie réelle de mon esprit continue ». J'étais à Damas et le gouvernement faisait une avenue, ils voulaient déplacer le tombeau d'un grand Cheikh de là pour élargir la route pour cette avenue. J'étais là aussi. Ce Cheikh avait été enterré depuis cinq cents ans. Quand ils ouvraient la tombe, il était dans ses vêtements mortels, dans des vêtements blancs et je le regardais. Sa barbe n'était pas blanche comme la mienne, mais contenait beaucoup de cheveux noirs. Et quand il a été ouvert, un beau parfum que l'on ne peut décrire, émergea de son tombeau ; du parfum de roses, et il a été pris et mis dans un autre cercueil. Son corps était dans le même état que le jour il a été enterré là. Ces gens, des centaines d'entre eux sont témoins que ces gens purs qui atteignent leur vie réelle dans cette vie ne vont jamais être de la poussière dans leurs tombes parce que l'Amour fait qu'ils sont vivants. Ô les serviteurs de mon Seigneur, je suis un serviteur de même que vous. Je ne donne pas de cours mais je conseille et je conseille mon propre ego aussi : « Donnez plus d'Amour à votre Seigneur et Il vous donne, aussi. Vous allez être des gens illuminés ». Qu’Allah nous pardonne et nous bénisse. Je pense que c'est assez pour aujourd’hui, ô participants distingués. Je vous respecte et vous loue un à un, pas pour vos titres temporels provisoires, mais pour vos titres permanents désignés de Dieu - Ibad Allah, Serviteurs d’Allah. Allah Tout-puissant vous donne Ses bénédictions infinies et vous honore pour être Ses députés dans l'univers. Cela est assez pour vous. Vous avez été choisis pour être khalifah, être des députés sur la terre, un honneur que chaque créature et en particulier les anges voulez ; mais on ne leur a pas donné et Allah Tout-puissant créa l'homme pour être Ses députés. Cet honneur est le plus haut. Quand vous dites, « Celui-là est tel et tel, celui-ci est comme-ci comme-ca » c'est sans signification ; étant halife est l'éloge la plus haute et l'honneur d’Allah Tout-puissant à vous. Essayez de tenir cet honneur et essayez de donner beaucoup plus d'Amour à votre Seigneur, Allah Tout-Puissant. Vous êtes le seul Sultan, Ô notre Seigneur ; vous réunissez Vos serviteurs. Bénissez s'il vous plaît cette assemblée, cette communauté ; acceptez-nous s'il vous  plaît  pour  être  Vos serviteurs sincères. Nous vous aimons, nous vous aimons ; je vous aime, Ô notre Seigneur. Qu’Allah nous pardonne et nous bénisse de Ses lumières infinies et bénédictions infinies. La prochaine fois, je vous parlerai Incha Allah de quelques réalités profondes du Ciel illuminé. Préparez-vous. »

5 octobre 2021

La Miséricorde Divine

Voici un très beau texte sur la miséricorde divine (trouvé sur internet).


« Si quelqu’un venait à demander « qui est ton Dieu ? », la réponse d’un musulman serait : « Le Tout Clément, le Très Miséricordieux ». Selon les sources islamiques, les prophètes, tout en soulignant le jugement de Dieu, proclamaient aussi sa grâce, sa clémence et sa miséricorde.  Dans le Coran qui est l’écriture de l’islam, Dieu se présente ainsi : - « C’est Lui Dieu, en dehors de qui il n’y aucune autre divinité, le connaisseur de l’invisible et du visible ; Il est le Tout Clément, le Très Miséricordieux ». Dans le vocabulaire islamique, ar-Rahman et ar-Rahim sont des noms propres de Dieu l’Eternel. Ils sont tous deux dérivés du nom commun rahmah qui signifie « miséricorde », « compassion », et « attention affectueuse ».  Ar-Rahman décrit la nature de Dieu à être Tout Clément alors qu’ar-Rahim décrit ses actes de miséricorde envers sa création ; une différence subtile, mais une différence qui démontre le caractère universel de sa miséricorde […]. Dans une prière que les musulmans récitent au moins dix-sept fois par jour, ils commencent en disant : - « Au Nom de Dieu, le Tout Clément, le Très Miséricordieux. Louange à Dieu, Seigneur des mondes, le Tout Clément, le Très Miséricordieux » (Coran 1 :1-3). Ces mots puissants suscitent une réponse divine : « Lorsque mon serviteur dit : « Louange à Dieu, Seigneur des mondes », Je (Dieu) dis : - « Mon serviteur M’a loué ». Lorsqu’il dit, « Le Tout Clément, le Très Miséricordieux », Je (Dieu) dis : - « Mon serviteur M’a glorifié ». Ces noms rappellent constamment au musulman qu’il est entouré par la miséricorde divine […] »

4 octobre 2021

Contes chrétiens

Les contes ont toujours été un genre littéraire très prisé par les maîtres spirituels, pour exposer d’une manière plaisante et accessible à tous, des vérités philosophiques et spirituelles.

 


« Sur un sentier raide et pierreux, j'ai rencontré une petite fille qui portait sur le dos son jeune frère. - « Mon enfant, lui ai-je dit, tu portes un lourd fardeau. » Elle me regarde et dit :  - « Ce n'est pas un fardeau, monsieur, c'est mon frère. » Je restais interdit. Le mot de cette enfant courageuse s'est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des hommes m'accable, et que tout le courage me quitte, le mot de l'enfant me rappelle : Ce n'est pas un fardeau que tu portes, c'est ton frère. » (Auteur inconnu) 

« Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux, et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux. Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu. Le barbier dit : - « Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. » - « Pourquoi dis-tu cela ? » répondit le client. - « Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés ? Si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance, ni de peine. Je ne peux imaginer un Dieu qui permet toutes ces choses. » Le client s'arrêta un moment pour penser, mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation, et peut-être aussi pour que le barbier ne risque pas de le taillader par un faux mouvement dans l'ardeur de la discussion. Le barbier termina son travail, et le client sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux sales et une grande barbe. Le client retourna donc dans le salon, et dit au barbier : - « Tu sais quoi ? Les barbiers n'existent pas. - « Comment ça, les barbiers n'existent pas ? » demanda le barbier ». Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? » - « Non ! » s'écria le client. Ils n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. » - « Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent pas à moi. »  - « Exactement ! » affirma le client.  - « Tu l'as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c'est que les gens ne vont pas à Lui, et ne Le cherchent pas, c'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. » N'accusons pas Dieu, mais accusons-nous plutôt nous-mêmes qui avons fichu la pagaille dans le plan d'amour de Dieu sur nous. Nous le retirons de partout, de notre constitution, de nos lois, de notre politique, de nos écoles, de nos facultés, de nos hôpitaux, de nos familles, de nos médias, de nos loisirs...et nous nous étonnons de ce que tout marche mal ? » (Auteur inconnu)

3 octobre 2021

Un conte soufi

La littérature soufie est très riche en contes et paraboles. « Le langage des oiseaux » est un conte célèbre d’initiation spirituelle, du grand soufi Attar. (Extraits)
 

« […] Les oiseaux du monde se réunirent tous, tant ceux qui sont connus que ceux qui sont inconnus, et ils tinrent alors entre eux ce langage : « Il n’y a pas dans le monde de pays sans roi ; comment se fait-il cependant que le pays des oiseaux en soit privé ? Il ne faut pas que cet état de chose dure plus longtemps ; nous devons joindre nos efforts, et aller à la recherche d’un roi […] ». Ils partent donc à la recherche du Simorgh, oiseau fabuleux symbole du roi, c’est-à-dire, de Dieu. Après avoir essuyé beaucoup d’épreuves et franchi les sept vallées (de la quête ; de l’amour ; de la connaissance ; du détachement ; de l’unité ; de l’émerveillement ; de l’annihilation du « moi ») qui les séparent de leur but, ils parviennent enfin au terme de leur pèlerinage. Mais ils ne sont plus que trente oiseaux (en persan : si morgh). C’est en ce jeu de mots qu’est la pointe de l’apologue […] »

« […] Nous voulons être anéantis par le feu », dirent les oiseaux. […] Le chambellan de la grâce vint leur ouvrir la porte, puis il ouvrit encore cent rideaux les uns après les autres. Alors un monde nouveau se présenta sans voile à ces oiseaux : la plus vive lumière éclaira cette manifestation. Tous s’assirent sur le masnad de la proximité, sur la banquette de la majesté et de la gloire. On mit devant eux un écrit en leur disant de le lire jusqu’au bout. Or, cet écrit devait leur faire connaître par allégorie, leur état désolé […]. Ils y trouvèrent complètement consigné tout ce qu’ils avaient fait […]. L’âme de ces oiseaux s’anéantit entièrement de crainte et de honte […]. Lorsqu’ils furent ainsi tout à fait purifiés et dégagés de toute chose, ils trouvèrent tous une nouvelle vie dans la lumière du Simorgh. Ils devinrent ainsi de nouveaux serviteurs, et furent une seconde fois plongé dans la stupéfaction. Tout ce qu’ils avaient pu faire anciennement fut purifié, et même effacé de leur cœur : le soleil de la proximité darda sur eux ses rayons, et leur âme en fut resplendissante. Alors, dans le reflet de leur visage, ces trente oiseaux - si morgh - mondains contemplèrent la face du Simorgh spirituel. Ils se hâtèrent de regarder ce Simorgh, et ils s’assurèrent qu’il n’était autre que Simorgh […]. Tous tombèrent alors dans la stupéfaction ; ils ignoraient s’ils étaient restés eux-mêmes ou s’ils étaient devenus le Simorgh, et que le Simorgh était réellement les trente oiseaux - si morgh -. Lorsqu’ils regardaient du côté du Simorgh, ils voyaient bien que c’était le Simorgh qui était en cet endroit, et s’ils portaient leurs regards vers eux-mêmes, ils voyaient qu’eux-mêmes étaient le Simorgh. Enfin, s’ils regardaient à la fois des deux côtés, ils s’assuraient qu’eux et le Simogh ne formaient en réalité qu’un seul Etre. Ce seul Etre était Simorgh et Simorgh était cet Etre. Personne dans le monde n’entendit jamais rien de pareil […]. Comme ils ne comprenaient rien à cet état de choses […], ils demandèrent au Simorgh de leur dévoiler le grand secret […]. 

« Alors, le Simorgh leur fit cette réponse : - « Le soleil de ma majesté est un miroir ; celui qui veut se voit dedans ; il y voit son âme et son corps ; il s’y voit tout entier […]. » - « Quoique vous soyez extrêmement changés, vous vous voyez vous-mêmes comme vous étiez auparavant […]. Tout ce que tu as su ou vu n’est ni ce que tu as su ni ce que tu as vu, et ce que tu as dit ou entendu n’est pas non plus cela. Lorsque vous avez franchi les vallées du chemin spirituel, lorsque vous avez fait de bonnes œuvres, vous n’avez agi que par mon action, et vous avez pu ainsi voir la vallée de mon essence et de mes perfections. Anéantissez-vous donc en Moi glorieusement et délicieusement, afin de vous retrouver vous-mêmes en Moi […]. » Les oiseaux s’anéantirent en effet à la fin pour toujours dans le Simorgh ; l’ombre se perdit dans le soleil, et voilà tout. »

« […] Sachez que quand le Simorgh (Dieu) manifeste hors du voile sa face aussi brillante que le soleil, Il produit des milliers d’ombres sur la terre ; puis Il jette son regard sur ces ombres pures. Il déploie donc son ombre dans le monde, et alors paraissent à chaque instant de nombreux oiseaux. Les différentes espèces d’oiseaux qu’on voit dans le monde ne sont donc tous que l’ombre du Simorgh. Sachez bien cela, ô ignorants ! Si tu n’as pas un œil propre à voir le Simorgh, tu n’auras pas non plus un cœur brillant comme un miroir propre à Le réfléchir. Il est vrai qu’il n’y a pas d’œil susceptible d’admirer cette beauté, ni de la comprendre ; on ne peut aimer le Simorgh comme les beautés temporelles ; mais par excès de bonté, Il a fait un miroir pour s’y réfléchir. Le miroir, c’est le cœur. Regarde dans le cœur, et tu verras son image. […]» 

« Lorsque le soleil de la connaissance brille à la voute de ce chemin, qu’on ne saurait décrire convenablement, chacun est éclairé selon son mérite, et il trouve le rang qui lui est assigné dans la connaissance de la vérité. » « […] Quoique tu vois beaucoup d’individu, il n’y en a en réalité qu’un petit nombre ; que dis-je ? Il n’y en a qu’Un seul. Comme cette quantité de personnes n’en fait vraiment qu’Une, celle-ci est complète dans son unité. Ce qui se présente à toi comme une unité n’est pas différent de ce qui se compte. […]»


2 octobre 2021

Contes du yoga

La littérature du yoga est extrêmement riche en contes, en légendes et en récits mythologiques. Cela fait partie de la tradition immémoriale de la grande Inde (Bharata). 

   

« Une veille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux ; mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin, et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fût donc de Lui trouver une cachette. Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l'homme dans la terre. » Mais Brahma répondit :  - « Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera, et la trouvera. » Alors les dieux répliquèrent :  - « Jetons la divinité dans le plus profond des océans. » Mais Brahma répondit à nouveau : - « Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera, et la remontera à la surface. » Alors les dieux mineurs conclurent : - « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour. » Alors Brahma dit : - « Voici ce que nous nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. » Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en Lui. » (Auteur inconnu)

« Narada est un barde védique légendaire, et est l’auteur de nombreux hymnes des Védas. Il est le fidèle le plus dévoué de Vishnu, la divinité de l’ordre de l’univers. L’histoire raconte qu’un jour Vishnu, était dans une phase où il passait une période cosmique à une autre, sortant momentanément d’un profond sommeil. Il allait se tourner sur l’autre flanc tandis que Narada étant en train de jouer de la vina, et de chanter pour accompagner le sommeil cosmique de son Seigneur. A un certain moment, Vishnu bouge, et entrouvre les yeux. Narada se dit : - « Je vais en profiter pour lui poser une question concernant la nature de la mâyâ, l’illusion de l’existence de ce monde. » Se tournant alors vers Vishnu, Narada Lui dit : - « O Seigneur des trois mondes, je t’en prie initie-moi au mystère de la mâyâ. » Et Vishnu lui dit : - « C’est une question très intéressante, mais s’il te plait, peux-tu aller me chercher un verre d’eau ? ». Narada dépose son instrument de musique, prend sa gourde Kamandalou, descend le chemin céleste qui se trouve à proximité, et arrive sur la berge d’un grand fleuve. Il se prépare à prendre de l’eau dans sa gourde lorsqu’au milieu du fleuve il aperçoit une barque en détresse avec une jeune femme et un homme qui font de grands signes. Il y a un coup de vent, les vagues s’élèvent, la barque chavire, et les deux passagers se retrouvent dans le fleuve. Narada dépose sa gourde sur le rivage, plonge dans le fleuve, et nage jusqu’au milieu du torrent. N’ayant ni la force ni le temps de sauver les deux naufragés, il sauve la jeune femme, et la ramène de l’autre côté du fleuve, car il lui est impossible de revenir sur la première berge, vu le flot du torrent. Là, tout le village les reçoit, et Narada est chaleureusement accueilli. La jeune femme se trouve être la fille du chef du village. Le soir même Narada a droit à une cérémonie pour son acte d’héroïsme, puis il passe une nuit de repos bien méritée. Le lendemain, en revoyant la jeune femme, c’est le coup de foudre entre eux et, une semaine plus tard, Narada et sa compagne célèbrent leur mariage. Il devient tisserand comme tous les membres du village. Plus tard sa femme accouchera d’un fils, pus d’un deuxième, d’un troisième, et ainsi de suite. Le chef de la tribu meurt, et Nârada est appelé à lui succéder. Le village prospère mais au bout de quelques temps une bande de voleurs attaquent le village, la plupart des familles sont assassinées, tous les biens sont emportés, et seuls Narada et les siens parviennent à s’échapper miraculeusement dans la forêt. Commence alors une vie d’errance pendant laquelle, se nourrissant de fruits sauvages, ils leur arrivent plein de mésaventures, jusqu’au jour où ils se retrouvent dans le désert. Ses enfants tombent malades, et finissent par succomber, sa femme tombe malade, et meurt à son tour. Narada reste seul, et erre tel un mendiant, allant de ville en ville. Un jour, pris par des brigands, il se fait brigand lui-même. Les choses deviennent de plus en plus compliquées pour lui. Se trouvant dans des situations inextricables, allant d’un extrême à l’autre, il passe tantôt par des états de grande euphorie, tantôt par des situations de guerres terribles. A plusieurs reprises, il voit les êtres détruits autour de lui : lui-même meurt, et renaît plusieurs fois. Lorsqu’un jour, après un gigantesque incendie, il se trouve au bord d’une rivière où exténué et assoiffé, il se jette à l’eau. Tout à coup une lumière devant lui surgit, tandis qu’une voix mystérieuse se fait entendre : - « Hé ! Narada, et mon verre d’eau ? » Alors Narada se réveille. Cet appel ! En un instant il se souvient de la tâche originelle que le Seigneur lui avait confiée. Il se retrouve devant ce fleuve avec la gourde à ses côtés. Il vient de s’éveiller à sa véritable tâche, prend de l’eau, et s’en retourne chez Vishnu. Celui-ci alors Lui dit : - « Tu m’avais posé une question, n’est-ce pas ? » et Narada lui répondit : - « Oui Maître, mais tu m’en as fait vivre la réponse. ». (Auteur inconnu) 

« Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant. Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : - « L'éléphant est comme un pilier ». Le second palpa la trompe et dit : - « L'éléphant est comme une massue ». Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara : - « L'éléphant est comme une grosse jarre ». Le quatrième enfin fit bouger une oreille de l'animal, et dit à son tour : - « L'éléphant est comme un grand éventail ». Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet. Un passant leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent, et le prirent comme arbitre. L'homme déclara : - « Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant. Il n'a pas l'air d'un pilier, mais ses jambes sont des piliers ; il n'a pas l'air d'un éventail, mais ses oreilles éventent ; il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui y ressemble. Il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue. L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre ». Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité. » (Ramakrishna)

« Dix niais passèrent un fleuve à gué. En arrivant sur l’autre rive, leur premier soin fut de s’assurer que tous avaient bien passé le cours d’eau. L’un d’entre eux commença à compter les autres, mais en oubliant de se compter lui-même. - « Nous ne sommes que neuf ! » s’écria-t-il. - « Nous avons perdu un de nos camarades ! Qui cela peut-il être ? » - « Es-tu sûr d’avoir bien compté ? » demanda un autre qui se mit en devoir de faire le calcul lui-même. Mais lui aussi oublia de s’inclure. L’un après l’autre, chacun des amis compta les autres, chaque fois en omettant de se compter soi-même. - « Nous sommes bien réellement neuf ! » en conclurent-ils. - « Qui peut bien être le manquant ? » Naturellement, tous leurs efforts pour découvrir le camarade absent échouèrent. - « En tous cas, celui qui manque s’est certainement noyé. » s’écria le plus sentimental de ces dix niais. Et nous l’avons sûrement perdu ! » Disant cela, il éclata en sanglots, et les neuf autres l’imitèrent. Les voyants ainsi en train de pleurer sur la berge, un passant bienveillant leur demanda la cause de leurs larmes. Ils lui racontèrent l’événement et lui dirent qu’après s’être comptés plusieurs fois, ils ne se trouvaient jamais que neuf. En entendant cette histoire, et les voyants tous les dix devant lui, le voyageur devina ce qui était arrivé. Afin de leur faire comprendre qu’ils étaient bien réellement dix, et qu’ils avaient traversé le fleuve en toute sécurité, il leur dit : - « Que chacun de vous compte par lui-même, l’un après l’autre à son tour : 1,2,3…et chaque fois je vous donnerai une tape afin que vous soyez bien sûrs d’avoir été inclus dans le compte, et inclus seulement une fois. Le dixième homme « perdu » sera alors récupéré. Pleins de joie à l’idée de retrouver leur dixième camarade, les pauvres niais acceptèrent la méthode suggérée par le passant. Lorsque le bon voyageur donnait à chacun des dix une petite tape, celui qui la recevait se comptait à haute voix. - « Dix ! » s’écria le dernier homme qui reçut à son tour le dernier coup. Et ils se regardèrent les uns les autres tout surpris. - « Nous sommes bien dix ! » s’écrièrent-ils finalement d’une seule voix. Et ils remercièrent chaleureusement le voyageur de les avoir tirés d’embarras. Voilà la parabole. D’où le dixième homme surgit-il ? Avait-il jamais été perdu ? En apprenant qu’il avait toujours été là, ont-ils appris quelque chose de nouveau ? La cause de leur chagrin ne résidait pas dans la perte d’aucun d’entre eux, mais dans leur propre ignorance, ou plutôt dans leur simple supposition que l’un dans eux s’était noyé - bien qu’il leur eût été impossible de savoir lequel - parce qu’ils n’avaient compté que neuf personnes. Tel est le cas pour vous aussi. Il n’y a véritablement aucune raison pour que vous soyez misérable ou malheureux. C’est vous-même qui imposez des limitations à votre propre nature d’Etre infini, puis qui pleurez parce que vous n’êtes qu’une créature finie. C’est alors que vous entreprenez telle ou telle sâdhana pour abolir ces limitations qui n’ont pas d’existence. Mais si votre sâdhana elle-même admet leur existence, comment vous aidera-t-elle à transcender ces limitations ? C’est pourquoi, je vous le déclare, sachez que vous êtes réellement l’Etre pur, infini, le Soi absolu. Vous êtes toujours le Soi, et uniquement Lui. Par conséquent, vous ne pouvez jamais être réellement ignorant du Soi ; votre ignorance est sans fondements comme celle des dix malheureux qui pleuraient leur camarade : c’est elle qui les faisait gémir et se lamenter ; sachez donc que la vraie connaissance ne créera pas pour vous un être nouveau. Elle abolira simplement votre « ignorance ignorante ». La félicité n’est pas ajoutée à votre nature. Elle ne fait que se révéler comme votre état véritable, naturel, éternel et impérissable. La seule façon de vous délivrer de vos tourments consiste à connaître, et à être le Soi. Comment ceci serait-il hors de votre portée ? » (Ramana Maharshi) 

« On raconte l’histoire d’une lionne, qui était sur le point de mettre bas, et qui cherchait une proie ; elle aperçut un troupeau de moutons, et elle bondit. Mais cet effort la tua, et un petit lion naquit, orphelin. Les moutons en prirent soin, l’élevèrent ; il grandit avec eux, mangea de l’herbe, bêla comme les moutons. Avec le temps il devint un grand lion adulte, mais il se croyait toujours mouton. Un jour, un autre lion s’approcha, en quête d’une proie, et il fut stupéfait de voir au milieu de ce troupeau de moutons un lion qui fuyait comme les moutons à l’approche du danger. Il essaya de s’approcher du mouton-lion, pour lui dire que c’était un lion et non pas un mouton, mais à son approche le malheureux animal s’enfuyait. Il chercha pourtant une occasion, et un jour, trouvant le lion-mouton endormi, il s’approcha de lui et lui dit : - « Tu es un lion ». L’autre pleurnicha : - « Je suis un mouton » ; il ne pouvait croire le contraire et il bêlait. Le premier lion l’entraîna alors vers un lac et lui dit : - « Regarde ; voici mon image et voilà la tienne ». Alors le soi-disant mouton compara, il regarda le lion, puis regarda sa propre image, et en un instant il se rendit compte qu’il était lion. Il se mit à rugir. Finis les bêlements ! Vous aussi, vous êtes comme ce lion. Vous êtes des âmes pures, infinies, parfaites. »  (Swâmi Vivekânanda)


1 octobre 2021

Contes spirituels

Le monde entier est rempli de jolis contes. En voici trois provenant d’autres traditions.   


Un conte juif
 
« Un vieux rabbin demandait une foi à ses élèves à quoi l'on peut reconnaître le moment où la nuit s'achève, et où le jour commence. - Est-ce lorsqu'on peut sans peine distinguer de loin un chien d'un mouton ? Non, dit le rabbin. - Est-ce quand on peut distinguer un dattier d'un figuier ? - Non, dit le rabbin. - Mais alors, quand est-ce donc ? demandèrent les élèves. Le rabbin répondit : - C'est lorsqu'en regardant le visage de n'importe quel homme, tu reconnais ton frère ou ta sœur.  Jusque-là, il fait encore nuit dans ton cœur. » (Auteur inconnu)


Un conte zen

« Un guerrier nommé Nobushige vint visiter Hakuin, célèbre maître Zen, et lui posa comme question : - « Existe-t-il vraiment un paradis et un enfer ?» - « Qui êtes-vous ?», s'enquit Hakuin. - « Un samouraï. » répondit Nobushige. - « Vous, un samouraï ! », s'exclama Hakuin. Et il se mit à l'insulter violemment : - « Personne ne voudrait de vous comme garde, vous avez l'air d'un mendiant pouilleux. »  Nobushige en devint si enragé qu'il commença à tirer son épée tandis que Hakuin continuait de plus belle.  - « Ah ! vous avez quand même une épée, mais vous êtes probablement trop stupide pour réussir à me couper la tête. »  Nobushige brandit alors son arme. Et Hakuin remarqua :    « Voici que s'ouvrent les portes de l'enfer ». A ces mots le samouraï comprit, et s'inclina. - « Et voici que s'ouvrent les portes du paradis » dit Hakuin. » (Auteur inconnu) 


Un conte de je ne sais où

« Un ange voulut un jour connaître la vie sur la terre, et pour mieux l'étudier, il prit la forme d'un cochon. L'existence lui paraissait magnifique, délectable. Il mangeait des glands, et de la pâtée savoureuse. Il s'était marié avec une belle truie, et avait de nombreux petits cochonnets. Mon Dieu... quel bonheur. Là haut, les anges s'inquiétaient, ce stage durait beaucoup plus longtemps que prévu ! Ils lui envoyèrent des messages mais rien à faire, le cochon jouissait de la vie, et n'écoutait plus.  A la fin, ils décidèrent que la meilleure solution était de lui couper la tête. Le cochon fut donc égorgé par ses maîtres et mangé, et quand l'ange sortit de cette forme appétissante, il fut stupéfait d'avoir pu oublier si longtemps son état angélique, et remercia ses frères de l'avoir libéré. Malheureusement, beaucoup d'humains font la même expérience : ils s'enfoncent si profondément dans la matière qu'ils deviennent comme des cochons, et il ne faut pas s'étonner si le ciel leur envoie quelques bonnes secousses pour les obliger à se débarrasser de leur forme animale et retrouver leur forme divine. » (Auteur inconnu)