« La réalisation n’est que le contraire de l’ignorance. Considérer le monde comme réel et son Soi comme irréel, c’est l’ignorance, la cause de la souffrance. Connaître le Soi comme la seule réalité et tout le reste comme temporel et transitoire, c’est la liberté, la paix et la joie. Tout cela est très simple. Au lieu de voir les choses comme vous les imaginez, apprenez à les voir telles qu’elles sont. Quand vous pourrez voir chaque chose telle qu’elle est, vous vous verrez également tel que vous êtes. » (Shrî Nisargadatta)
Le message commun des grands maîtres spirituels de l'Orient et de l'Occident
5 septembre 2023
Xicen
« Tant que l'homme devient aussi semblable au Ciel et à la Terre, il ne se met pas en contradiction avec eux. Sa sagesse embrasse toutes choses, et sa voie ordonne le monde entier. C'est pourquoi il ne commet pas de fautes. Il agit en tous lieux, mais nulle part ne se laisse emporter. Il trouve sa joie dans le Ciel, et connaît son destin. C'est pourquoi il est libre de soucis. Il est satisfait de son sort et vrai dans sa bonté. C'est pourquoi il peut pratiquer l'amour. » (Xicen)
3 septembre 2023
Isaac le Syrien
« O le plus petit des hommes, veux-tu trouver la Vie ? Garde en toi la foi et l’humilité, et tu trouveras en elles Celui qui te garde et demeure secrètement en toi. Quand tu viens devant Dieu par la prière, sois comme la fourmi, comme ce qui rampe sur terre, comme un enfant qui balbutie. Et ne dis rien devant Lui que tu prétendes savoir. Mais approche Dieu avec un cœur d’enfant. Va devant Lui pour recevoir cette sollicitude avec laquelle les pères veillent sur leurs touts petits enfants. On l’a dit : « Le Seigneur garde les petits enfants ». Quand Dieu verra qu’en toute pureté de cœur tu te confis à Lui plus qu’à toi-même, alors une puissance inconnue de toi viendra faire en toi sa demeure. Et tu sentiras dans tous tes sens la puissance de Celui qui est avec toi. » (Isaac le Syrien)
Omraam Mikhaël Aïvanhov
« Dans la vie spirituelle, ce que l’on appelle silence n’est pas un monde muet. Les sages de l’Orient parlent de « la voix du silence », et c’est cette voix qu’ils s’efforcent d’entendre. Pour celui qui sait écouter, le silence, le véritable silence, a une voix, car il est l'expression de la vie, de la plénitude de la vie divine. La voix du silence est la voix de Dieu. Cette voix, on ne peut l’entendre qu’en soi-même, lorsqu'on parvient à apaiser toutes les agitations intérieures : révoltes, craintes, convoitises... Cette voix de Dieu se confond avec celle de notre nature supérieure ; elle ne peut s’exprimer que lorsque toutes les passions se sont tues. […] On peut définir le silence, le vrai silence, comme la région la plus élevée de notre âme. » (Omraam Mikhaël Aïvanhov)
Hazrat Inayat Khan
« Les anciens peuples dont l'imagerie était belle mettaient les idées sous une forme également belle. Il y a une histoire des Hébreux selon laquelle Dieu fit une statue d'argile ; la première forme de l'homme, et Il commanda à l'âme d'y entrer. L'âme refusa d'entrer disant : - « Entrez dans cette pièce obscure ? J'ai peur d'entrer en captivité, je crains l'emprisonnement. Voulez-vous que j'entre dans ma tombe ? » Alors Dieu dit aux anges : - « Chantez, jouez et dansez ». Et quand les anges chantèrent, jouèrent et dansèrent, l'âme entra en extase, et dans l'aveuglement de l'extase elle entra dans ce corps d'argile, où elle fut alors prisonnière. Cela donne une belle illustration de l'âme qui est en premier une habitante des cieux, dont la vie est liberté. Elle ne connait rien d'autre que la joie, et ne cherche rien d'autre que la beauté. Elle n'est pas intelligente, elle est intelligence. Elle n'est pas une âme, mais Esprit. Elle n'est pas humaine mais divine par nature. Sa nature propre est la joie et son être est la vie même. Cette âme pouvait-elle songer à une telle captivité ? » (Hazrat Inayat Khan)
28 août 2023
Shrî Ramakrishna
« Dieu est installé sur le toit de la maison. Il s'agit de Le rejoindre. Pour cela, les uns prennent une échelle, d'autres une corde, ou une perche en bambou, d'autre encore empruntent l'escalier, ou escaladent les murs. Que vous choisissiez telle ou telle voie est chose indifférente, à condition de ne pas les essayer en même temps mais successivement. Si vous arrivez sur le toit, vous avez trouvé Dieu, et vous comprenez alors qu'il y avait plusieurs voies possibles pour Le rejoindre. En aucun cas vous ne devrez penser que les autres chemins ne mènent pas à Dieu. Ce sont simplement d'autres moyens permettant de se hisser sur le toit. Permettez à chacun de suivre sa propre voie. [...] Chacun s'imagine que seule sa propre montre indique l'heure exacte. En réalité, il suffit d'aimer Dieu avec ardeur, et de se sentir attiré vers Lui. » (Ramakrishna)
20 août 2023
Sant Kirpal Singh
« Nous pouvons acquérir de l'amour pour tous, voir le reflet de l'univers à l'intérieur de notre propre Soi et le reflet de notre Soi à l'intérieur de tous, et finalement prendre conscience du principe de paternité de Dieu et de fraternité des hommes. Ces notions sont dans l'ensemble, les trois voies, ou plutôt les trois aspects d'une seule voie intégrant l'intellect, le cœur et le corps, à travers laquelle nous pouvons atteindre le but voulu ; l'union de l'âme avec l'Ame suprême. » (Sant Kirpal Singh)
18 août 2023
Sayd Abu Said
« Sept cents maîtres du soufisme ont parlé sur le soufisme. Le premier a dit la même chose que le dernier. Les phrases ont été diverses, mais l'idée est restée la même : le soufisme est l'abandon du superflu. Il n'y a rien de plus superflu que ton moi, car en t'occupant de ton moi, tu t'éloignes de Dieu. » (Sayd Abu Said)
Swâmi Vivekananda
« Toute âme, en puissance, est divine. Notre but est de manifester le Divin qui est en nous, en maîtrisant la nature extérieure et intérieure. Parvenons-y par l'adoration, par la connaissance, par la méditation, ou par le travail, par l'une ou plusieurs de ces voies, ou par toutes, et soyons libres. C'est là toute la religion-spiritualité. Les doctrines, les dogmes, les rites, les livres, les temples et les formes ne sont que des détails secondaires. » (Swâmi Vivekânanda)









