19 octobre 2021

Dialogues avec l'ange

Les Dialogues avec l’ange, est la transcription d’une expérience spirituelle unique qui s’est passée entre juin 1943 et novembre 1944 en Hongrie. Retransmis par Gitta Mallaz.




« Il n'est ténèbres qu'au-dehors,
au-dedans ce n'est pas possible.
Il n'y a de bruit qu'au dehors,
mais au-dedans naît le Silence.
Il n'y a de temps qu'au-dehors,
et c'est au-dedans qu'il s'arrête.
Il n'y a de mort qu'au-dehors,
et c'est au-dedans qu'est la Vie.
L'âme ne s'égare qu'au-dehors,
au-dedans son nid éternel.

Le vase est encore opaque.

Si, dedans, le Sept est incandescent,
sa paroi devient transparente.
Sa gloire traverse la paroi.
Il n'y a plus de mort,
ni bruit, ni souffrance.
Au-dehors, le temps s'arrête.
Lui, Il fait signe,
et tout être se met à chanter,
par vous.
Soyez dans la Joie ! »
(Extait entretien n° 53)

« Au commencement était le Silence.

Du sein du Silence est né le Son.
Le Son est l'Amour.
Le Son est le fils du Seigneur.
Le Seigneur est le Silence.
Au sein du Silence reposait le Son.
Il est devenu corps. Il est né.
L'Amour est la première projection.
Le corps n'est rien d'autre,
qu'Amour devenu matière.
C'est Lui qui œuvre.
Le Son est élan.
La création est projection,
matière faite de l'Amour Divin.

Ainsi est née la Vie.

Sont nés, d'un Son, les Sept.
De l'Un, les deux contraires,
qui s'attirent et se repoussent.
D'un Son, les Sept. -
Des Sept - tous les degrés de Vie, merveille !
Suite infinie de Sons.

La création chante, résonne.

Symphonie Divine.
Suite infinie de Sons et cependant Sept.
Les deux contraires et le Sept sont la clef de tout.
Les deux contraires concentrent et dispersent.
Mais sur le plan sacré, sur la ligne sacrée,
ils sont attraction, concentration.
Le Seigneur est Silence.
Le Seigneur est Son.
Le Seigneur est Harmonie-Amour [...].

Le Seigneur est Silence.

Le Fils est Son,
Silence que l'on peut entendre.

L'oeil dit : Lumière.

L'oreille dit : Son.
La main dit : Acte.
Le cœur dit : Amour.
Tout cela n'est que projection.

La Co-naissace est la clef, Mystère caché.

Lorsque sa Lumière apparaîtra,
tous verront par elle.
La Co-naissance est le Sept.
La Co-naissance est le deux.
Le lien entre les deux contraires.

Dans le Sept - le Quatre est le cœur

qui concentre, aspire, appelle tout le sang,
toute la Force Divine.
La Co-naissance, en vérité est Amour.
Par Lui les Sept - deviennent chant, les deux-Un,
car le seul obstacle, le manque est comblé.

C'est Lui le nombre, la loi, le sel.

C'est Lui l'Amour qui croît, qui se déverse.
C'est Lui le rythme, la vibration qui met en mouvement.
C'est Lui le chant, le libre chant.
C'est Lui la Lumière agissante.
C'est Lui le Très-Haut.

Là où les deux contraires s'unissent,

là naît la Parole, le Verbe,
le Point où tout s'allume,
le Foyer, la Co-naissance.
Ainsi l'innombrable devient Un.
Les sels innombrables - deviennent Parole toute puissante.
L'Amour qui se déverse - devient Amour agissant.
Et le rythme, la vibration - portent le chant.
Que le chant retentisse !
Le mur s'est écroulé, le mur, le vide.
Victoire sur la mort !
Le Quatre chante la gloire des Sept.
Les deux moitiés de vie se sont unies.
Croyez-le ! L'Eternelle Vie est déjà vôtre ! »
(Extraits entretien n° 88)
                                                                                                                   

18 octobre 2021

La Petite Voix

« La Petite Voix » est une suite de révélations reçues au cours de méditations et retransmises par Eileen Caddy. (Extraits)




« Toutes choses font partie du Tout Parfait ; et tout ce que tu fais, dis, penses et ressens en fait partie. Donc, ne te limites d’aucune façon, mais sens que tu t’élargis et t’élargis, en assimilant de plus en plus de choses. Tu n’atteindras jamais les limites parce qu’il n’y en a pas. La Vie est infinie et tu fais partie de cet Infini. Étends sans cesse ta Conscience ! En toi, où est cet esprit d’aventure qui te permet de sortir, sans peur, dans l’inconnu avec un réel sentiment d’attente et d’excitation ? Te contenter d’avancer jour après jour comme d’habitude ne te mènera nulle part et tu ne peux pas espérer grandir spirituellement ainsi. Tu dois vouloir aller de l’avant et lorsque tu prendras ta propre décision de le faire, alors tu recevras de l’aide de tous côtés. Alors ne perds pas de temps à traîner, mais fais le premier pas en avant et vois se produire miracle sur miracle dans ta vie ! » 

« La première leçon à apprendre dans la vie est d'aimer. L'Amour est si fort qu'il ne peut être brisé et pourtant il est intangible. Tu peux le connaître ; tu peux le sentir ; et pourtant tu ne peux le retenir, car au moindre essai, il t'échapperait comme du mercure. L'Amour ne peut être possédé ; il est libre comme le vent, et il va où il veut. Suis-le ! L'Amour est unité et globalité. L'amour ne connaît aucune limitation, aucune barrière. Avec l'Amour vient la liberté. C'est la peur qui enchaîne et limite une âme ; c'est l'Amour qui rend libre, et rompt toutes les chaînes. L'Amour ouvre toutes les portes, change les vies et fait fondre le plus dur des cœurs. L'Amour est créatif : il grandit, et engendre beauté, harmonie et unité. Il travaille pour, non contre, quoi que ce soit. L'Amour apporte une telle joie qu'il ne peut pas être réprimé. Il danse et chante à travers la vie. Y a-t-il de l'Amour dans ton cœur ? de l'Amour pour chacun ? Il commence en toi et gagne de proche en proche. »

« Quelles sont tes valeurs dans la vie ? Si elles sont simplement les valeurs matérielles qui sont ici aujourd’hui et auront disparu demain, tu peux passer ta vie à tourner en rond comme un écureuil dans une cage : il ne va nulle part. Mais si tu recherches les chemins de l’Esprit, il faut que tu cherches à l’intérieur pour les trouver et cela ne peut se faire qu’en étant tranquille et en faisant émerger ces trésors sans prix qui sont au fond de toi. Tu ne les trouveras pas à l’extérieur, car tu as en toi tout ce qui importe dans la vie. Tu es libre de faire ton propre choix en ce qui concerne les choses qui importent. Personne ne va essayer de t’influencer, car chaque âme a le libre arbitre. Il dépend de toi de faire de ta vie un désastre ou une réussite. La Lumière est là : pourquoi ne pas la suivre ? L’Amour est là : pourquoi ne pas l’accepter ? Rien ne t’est refusé quand tu le recherches de tout ton cœur, de toute ton intelligence, de toute ton âme et de toute ta force. »

« Là où Je Suis, il y a liberté. Là où Je Suis, il y a plénitude de Vie, il y a Joie indicible. Toutes les âmes peuvent trouver cet état de conscience, si seulement elles veulent bien prendre du temps pour être en Silence et regarder à l’intérieur d’elles-mêmes. Je Suis en toi, alors cesse de chercher au dehors. Cesse de courir après des chimères, et trouve ce que tu cherches tout au fond de toi. A quoi cela te sert-il de connaître tous ces faits en théorie ? Pourquoi ne pas cesser de vivre en théorie et commencer à mettre en pratique tout ce que tu sais ? Pourquoi ne pas commencer dès maintenant à devenir pleinement conscient de Ma Réalité et de Ma Divine Présence ? Pourquoi ne pas M’inviter à partager avec toi tout ce que tu es, et prendre du temps pour marcher et parler avec Moi, et pour écouter Ma petite voix tranquille ? Viens plus près, toujours plus près. Tout au fond de toi, sens cette Unité absolue, et la merveille d’être dans une Paix parfaite parce que tu as conscience de ton unité avec Moi. »

« La beauté de la vie est partout autour de toi. Ouvre les yeux et découvre-la, absorbe-la, apprécie-la, reflète-la et fais-en partie. Si tu t'attends à voir la beauté, tu la verras ; tandis que si tu t'attends à voir la laideur, c'est elle que tu verras. Le choix t'appartient toujours. Abreuve-toi aux fontaines de la beauté et tu ne pourras t'empêcher de la refléter, car ce qui au-dedans se reflète au dehors. Tu es comme un miroir ; tu ne peux cacher ce qui est en toi, quelle que soit les tentatives que tu puisses faire, car ce qui est à l'intérieur ne peut être retenu. Tôt ou tard, cela s'exprimera dans le monde extérieur ; alors, laisse-le couler librement, et n'essaye jamais d'arrêter ce flot. Élève ta conscience et tu seras capable de voir la beauté en toute chose et en chacun. C'est Moi que tu verras reflété à ce moment-là, car Je Suis beauté, harmonie et perfection. Apprends à exprimer cette beauté et cette harmonie dans tout ce que tu penses, dis et fais. »

« Sois transformé par le renouvellement de ton esprit. Un serpent ne peut pas grandir sans abandonner son ancienne peau. Un poussin ne peut pas émerger de sa coquille sans la briser. Un bébé ne peut naître sans émerger du sein de sa mère. Ces processus naturels doivent advenir pour apporter le changement. Pas à pas ils prennent place et rien ne peut les arrêter. Si le poussin n'a pas la force d'émerger de sa coquille, il mourra. Il y a un moment juste pour tout. Tu peux essayez d'empêcher les changements de se faire parce que tu te sens en sécurité où tu es et que tu préférerais rester dans les limites de ce que tu connais plutôt que de sortir dans l'inconnu, mais dans ces limites tu étoufferas et mourras. Essais de comprendre et accepte le besoin de changer pour tout ce qui se met en place en ce moment. Elève ton cœur, rends grâce pour ces changements et deviens-en partie intégrante. »

« Tu es en ce monde pour y apporter le Bien. Tu es ici pour rayonner l’Amour, la Lumière et la Sagesse vers toutes les âmes dans le besoin. Tu as du travail à faire et tu ne peux faire ce travail que lorsque tu t’es mis au clair et que tu peux être uni au Tout, quand tu ne te mets plus à part, ne critiques plus et ne te sépares plus du Tout. Te sens-tu faire un avec toutes les âmes autour de toi ? Te sens-tu en paix avec le monde, ou tes pensées sont-elles créatrices de conflits, critiques et destructrices ? Souviens-toi toujours : l’Amour, la Joie et le Bonheur créent l’atmosphère juste et rassemblent toutes les âmes semblables. Alors surveille-toi et commence dès maintenant à n’attirer vers toi que le meilleur. Tu peux changer totalement et en un clin d’œil ton attitude et ta façon de voir. Pourquoi ne pas le faire ? Accorde-toi avec toute vie et trouve cette Paix qui dépasse tout entendement. » 

« Lorsque tu déverseras sur l’extérieur amour et compréhension, cela te reviendra au centuple. Lorsque tu déverseras critique et négativité, elles te seront aussi retournées au centuple. Ce qui est tout au fond de toi se reflètera dans ta vie à l’extérieur. Tu ne peux cacher ton insatisfaction, ton déplaisir ou ton malheur, car tôt ou tard cela fera irruption à l’extérieur, comme un abcès et il faudra le percer. Plus vite le poison est évacué, le mieux c’est. La meilleure façon et la plus rapide est de changer toute ton attitude. Remplace ces pensées venimeuses, négatives, critiques, par des pensées de l’amour le plus pur, d’harmonie et de compréhension. Cela peut être fait très vite. Tu n’as pas à te vautrer dans ton malheur et ta dépression. Tu n’as pas à perdre un temps précieux à te désoler sur toi-même. Quand tu veux changer quelque chose à ta situation, tu peux le faire immédiatement. Le changement peut venir en un clin d’œil ! » 

« Toute âme a besoin de se retirer du monde de temps à autre pour trouver la Paix qui dépasse tout entendement. Toute âme a besoin d’être pacifiée et cela ne peut se faire que dans le calme et le Silence. Une fois cette stabilité intérieure établie, tu peux aller n’importe où et faire n’importe quoi ; le chaos et la confusion extérieurs ne t’affecteront d’aucune manière. Aimes-tu être dans le Silence, ou es-tu mal à l’aise dans le calme ? Te trouver dans le Silence provoque-t-il agitation en toi et aspires-tu au bruit et à l’action tout autour de toi ? Veux-tu toujours être actif et as-tu du mal à calmer ton corps et ton esprit ? Il y a des millions d’âmes dans le monde qui ne peuvent supporter le Silence ; ils leur faut constamment être baignées de bruit et d’action. Elles sont agitées au-dedans et au-dehors. Je te le dis, les moments de Paix et de Silence sont très précieux dans un monde en tumulte. Recherche-les, trouve-les et demeure en eux. »

17 octobre 2021

Introduction aux doctrines ésotériques de l'Islam

« Introduction aux doctrines ésotériques de l’Islam » est un petit ouvrage de théologie musulmane, qui a été écrit par Titus Burckhardt. (Extraits)



« […] Le Soufisme fait de l’invocation, le dhirk au sens rigoureux et restreint de ce terme, le moyen central de sa méthode ; en cela, il est en accord avec la plupart des traditions du présent cycle de l’humanité. Pour comprendre la portée de ce moyen, il faut se rappeler que, selon l’expression révélée, le monde a été créé par la Parole de Dieu, ce qui indique une analogie réelle entre l’Esprit universel et la parole. Dans l’invocation, le caractère ontologique de l’acte rituel s’exprime de la manière la plus directe : la simple énonciation du Nom Divin, analogue à l’énonciation primordiale et illimitée de l’Etre, est ici le symbole d’un état ou d’une connaissance indifférenciés, supérieurs au seul « connaître » rationnel.

Le Nom Divin, révélé par Dieu même, implique une Présence Divine qui devient opérante dans la mesure où le Nom prend possession du mental de celui qui l’invoque. L’homme ne peut se concentrer directement sur l’Infini, mais en se concentrant sur le symbole de l’Infini, il atteint l’Infini même : quand le sujet individuel s’est identifié avec le Nom, au point que toute projection mentale a été absorbée par la forme du Nom, l’Essence Divine de celui-ci se manifeste spontanément, car cette forme sacrée ne tend vers aucune chose en dehors d’elle-même ; elle n’a de rapport positif qu’avec son Essence, et ses limites se dissolvent finalement dans Celle-ci. C’est ainsi que l’union au Nom Divin devient l’Union à Dieu même.

La signification de « souvenir » impliquée dans le mot dhirk, qualifie indirectement l’état ordinaire d’oubli et d’inconscience de l’homme : l’homme a oublié son propre être prétemporel en Dieu, et cet oubli foncier entraîne d’autres oublis et d’autres inconsciences. Selon une parole du Prophète, « ce monde-ci est maudit, et tout ce qu’il contient est maudit, sauf l’invocation (ou le souvenir) de Dieu. » Le Coran dit : - Certes, la prière empêche les transgressions passionnelles et les péchés graves, mais l’invocation de Dieu est plus grande » ; ce qui signifie, d’après les uns, que la mention - ou le souvenir - de Dieu constitue la quintessence de la prière ; tandis que, d’après d’autres, ce passage indique l’excellence de l’invocation par rapport à la prière.

D’autres fondements scripturaires de l’invocation du Nom - ou des Noms - de Dieu sont les passages coraniques suivants : - « Souvenez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous… » (ou : « Mentionnez-Moi, Je vous mentionnerai… »). – « Invoquez votre Seigneur avec humilité et en secret… Et invoquez-Le par crainte et par désir ; en vérité, la Miséricorde de Dieu est proche de ceux qui pratiquent les vertus », ceux qui pratiquent al-ihsân, c’est-à-dire l’approfondissement, par la « pauvreté », ou la « sincérité », de la « foi » et de la « soumission » à Dieu.

La mention, dans ce passage, de l’« humilité », du « secret », de la « crainte » et du « désir » est d’une extrême importance technique. – « Et à Dieu sont les plus beaux Noms ; appelez-Le par eux » - « O vous croyez ! lorsque vous rencontrez une troupe (ennemie), soyez fermes et souvenez-vous beaucoup de Dieu, afin que vous réussissiez ». Le sens ésotérique de la troupe est « l’âme qui incite au mal » ; il y a alors transposition du sens littéral, qui concerne la guerre sainte mineure », sur le plan de la guerre sainte majeure ». – « Ceux qui croient et dont les cœurs se reposent en sécurité dans le souvenir (l’invocation) de Dieu ; n’est-ce point par le souvenir de Dieu que les cœurs se reposent en sécurité ? ». Ici, l’état d’âme du profane est implicitement comparé à un trouble ou une agitation du fait de sa dispersion dans la multiplicité, qui est aux antipodes de l’Unité Divine. […] »

16 octobre 2021

La Sagesse des Prophètes

« La sagesse des prophètes » est souvent considéré comme le testament spirituel du grand maître soufi Ibn’Arabi. En voici quelques extraits.


« […] L’homme est à Dieu ce qu’est la pupille à l’œil (la pupille s’appelle en arabe « l’homme dans l’œil »), la pupille étant ce par quoi le regard s’effectue ; car par Lui (c’est-à-dire par l’Homme universel) Dieu contemple Sa création et Lui dispense Sa miséricorde. Tel est l’homme à la fois éphémère et éternel, être créé perpétuel et immortel, Verbe discriminant (par la connaissance distinctive) et unissant (par son Essence Divine). Par son existence, le monde fut achevé. […] »

« […] Le monde est à lui-même son propre voile, en sorte qu’il ne peut pas voir Dieu du fait même qu’il se voit ; il ne peut jamais se défaire par lui-même de son voile, tout en sachant qu’il se rattache, par sa dépendance, à son Créateur. C’est que le monde ne participe pas à l’autonomie de de l’Etre essentiel, si bien qu’il ne Le conçoit jamais. Sous ce rapport, Dieu reste toujours inconnu, à l’intuition comme à la contemplation, car l’éphémère n’a pas de prise sur cela (c’est -à-dire sur l’Eternel. […] »

« […] L’Ordre va de Lui vers toi et de toi cers Lui, bien que tu sois l’ « obligé » (par la Loi révélée), et bien que Lui ne soit pas « obligé » (par Sa propre Loi) ; et d’ailleurs, Il ne te l’imposa (l’Ordre) que parce que tu le Lui as demandé, par ton état même et par ce que tu es. »

« Il me loue, et je Le loue ;

Il me sert, et je Le sers.

Par mon existence je L’affirme ;

Et par ma détermination je Le nie ;

C’est Lui qui me connaît,

alors que je Le nie,

Puis je Le reconnais et je Le contemple.

Où est donc Son indépendance,

Alors que je Le glorifie et je L’aide ?

De même, dès que Dieu me manifeste,

Je Lui prête une science et je Le manifeste,

C’est ce que nous apprend le message Divin.

Et c’est en moi que Son vouloir s’accomplit. »

« […] Nous sommes à Lui,

comme l’établissent nos preuves,

Et nous sommes à nous ;

il n’est à Lui que mon existence,

de sorte que nous sommes à Lui

comme nous sommes par nous-mêmes.

J’ai deux faces : Lui et moi ;

Et Il n’est pas Son Moi en moi,

Mais Il y trouve Son lieu de manifestation.

Nous sommes donc pour Lui comme des récipients.

Dieu dit la Vérité et guide sur le droit chemin. »

« […] A tel moment le serviteur sera Seigneur (par l’Union), sans doute ;

Et à tel moment le serviteur sera serviteur (par discrimination), certainement.

S’il est serviteur, il est vaste par Dieu ;

Et s’il est Seigneur, il est dans une vie serrée. »

« En tant qu’il est serviteur, il voit sa propre Essence, et ses espoirs s’élargissent à partir de Lui ; mais en tant qu’il est Seigneur (par l’extinction de son individualité dans la Pure Lumière Intellectuelle), il voit tout le cosmos, de la terre jusqu’aux anges, qui le demande, et il se voit impuissant de satisfaire à leurs demandes par Lui-même (en tant qu’il reste serviteur malgré sa résorption dans la Lumière Divine) […] »

« Sache que Celui qui est nommé Allâh est Un dans l’Essence et tout par Ses Noms, et que tout être conditionné ne se rattache (comme tel) à Dieu que par son propre Seigneur exclusivement ; car il est impossible que la totalité (des Noms ou des aspects Divins) se rapporte à l’être particulier. Pour ce qui est de l’Unité Divine, aucun n’en participe, car on ne peut pas en désigner des aspects ; elle n’est pas sujette à la distinction. L’Unité de Dieu intègre la totalité (des Noms et des Qualités) dans l’indifférenciation principielle. Le « Bienheureux » est celui dont « le Seigneur est content » ; or, il n’existe personne dont le propre Seigneur ne soit pas content, car c’est par Lui (à savoir par cet être relatif) que sa seigneurie subsiste ; tout être est donc « agréé » par son Seigneur et (sous ce rapport) chacun est « Bienheureux ». C’est en raison de ceci que Sahlat-Tostarî dit : « La seigneurie Divine comporte un secret, et ce secret c’est toi-même » - il s’adresse à tout individu -, « s’il pouvait se manifester (c’est-à-dire, s’il pouvait être connu par autrui), la seigneurie serait abolie » (le « Seigneur » de tel individu n’est donc autre chose que la « personne », selon le sens du terme scolastique persona, c’est-à-dire la réalité essentielle dont cet individu est l’expression éphémère). […] »

« […] Il en va de même pour toute âme apaisée à laquelle s’adresse la parole coranique : « Reviens à to Seigneur ! » : « O toi, âme apaisée ! reviens à to Seigneur, contente et agréée ; entre parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis. […] »

Et voici résumé en neuf points l’essence même de l’enseignement d’Ibn’Arabi :

1 - Dieu est la Vérité absolue, l’unique source d’existence. En Lui, Etre et existence font Un.

2 - Dieu est à la fois transcendant et immanent. Ce sont les deux aspects fondamentaux de la Réalité telle que l’homme la connaît.

3 - L’univers possède un être relatif qui est à la fois éternel-existant et temporel-non existant ; il est l’Un en tant qu’il existe dans la Connaissance de Dieu, l’autre en tant qu’il est extérieur à Dieu.

4 - En tant que séparé de Dieu, l’Etre existe cependant en vertu de Sa volonté. Il a pour agents les Noms Divins.

5 - Avant d’exister dans le monde phénoménal, les hommes étaient cachés dans l’Esprit de Dieu et ne faisaient qu’Un avec l’Essence Divine.

6 - Une union avec Dieu au sens de devenir Un avec Dieu, cela n’existe pas ; ce qui existe, c’est la prise de conscience du fait d’exister. Savoir que le mystique est Un avec Dieu.

7 - Le Principe créateur, animateur et rationnel de l’univers est la Vérité ou Réalité des réalités. Ce Principe trouve sa plus haute expression dans l’Homme parfait.

8 - Chaque prophète est un Logos de Dieu. Le Logos Suprême est la Vérité ou la Réalité des réalités. Tous les Logos individuels sont unis dans la Vérité.

9 - L’Homme parfait est une miniature de la Réalité, il est le microcosme dans lequel se reflètent tous les attributs parfaits du macrocosme. De la même façon que la Vérité Suprême fut le Principe créateur de l’univers, l’Homme parfait fut la cause de l’univers puisqu’il est l’épiphanie du désir que Dieu a d’être connu ; car seul l’homme parfait connaît Dieu, aime Dieu et est aimé de Dieu. C’est pour l’Homme exclusivement que le monde a été fait. »

15 octobre 2021

La Mundaka Upanishad

Cinquième Upanishad du canon Muktika, appartenant à l’Atharva Véda et classée comme Upanishad majeure. (Inde, environ 1500 ans avant J.C.) (Extraits)


 « […] Il était une fois un homme de renom appelé Shaunaka qui vivait dans le monde. Il alla trouver Angiras le sage et Lui demanda avec tout le respect requis : - « Maître, quelle est donc cette Connaissance qui est la clef de l'Omniscience ? » - « Ceux qui connaissent Brahman (Dieu) », répondit Angiras, ne confondent jamais savoir et Connaissance. Savoir, c'est être versé dans les quatre Védas - Rig, Sama, Yajur et Atharva - et dans les sciences connexes : la phonétique, les rites, la grammaire, l'étymologie, la métrique et l'astrologie ; connaître c'est faire directement l'expérience de l'Eternel. L'Eternel est invisible, Il dépasse l'entendement, Il n'a ni cause ni parties, Il ne perçoit ni n'agit. Non changeant et omniprésent, Il imprègne tout. Plus subtil que le plus subtil, Il est l'Eternel que les sages connaissent comme la source de tout. Tout comme l'araignée tisse son fil avant de le ramener vers elle, l'ensemble de la création est issu de Brahman puis retourne en son sein. De même que les plantes prennent racine dans le sol, c'est la sève de Brahman qui nourrit tous les êtres. De même que sur nos têtes poussent tant de cheveux, tout ce qui existe jaillit de Brahman. » 
« De la profondeur de sa méditation, Brahman se déploie. De cette expansion jaillit la Force de Vie. De la Force de Vie naît l'Esprit Universel. L'Esprit engendre les éléments essentiels à partir desquels se forment les mondes innombrables et les différents plans dont ils se composent. Ces mondes sont les royaumes de l'action et c'est par l'action que l'immortalité nous devient accessible. Du Brahman omniscient dont la méditation est sagesse infinie, de ce sein silencieux est né le créateur Brahma qui, de la Force de Vie en ébullition a façonné la matière, le nom et la forme. Telle est la Vérité à propos du savoir et de la Connaissance. […] »

« […] Voici la Vérité : Les étincelles, par milliers, jaillissent du brasier. Toutes sont différentes, mais chacune cependant demeure dans son essence pleinement unie au feu. C'est ainsi mon ami, que naissent tous les êtres de l'immortel Purusha et en temps voulu retournent en son sein. Purusha est l'Esprit Cosmique, sans forme mais resplendissant, le Soi de l'univers, Il est omniprésent et Il demeure en tous et jamais Il n'est né. Exempt de la souillure du souffle et du mental, Il n'est même plus soumis à une force quelconque qui pourrait l'inciter à revêtir une forme. De Lui naissent le souffle, l'esprit et puis les sens et à leur tour l'éther, l'air, la lumière et l'eau et finalement la terre, fondement de tout le reste. Sa tête, c'est la Lumière. Le soleil et la lune Ses yeux. L'espace Lui sert d'oreilles et les Védas de voix ; le vent est Son souffle, le monde entier Son cœur et le sol Ses pieds. C'est Lui, en vérité, l'essence la plus subtile de tout ce qui existe. De Lui vient l'énergie qui en se consumant engendre le soleil. Du soleil naît Soma et de Soma la pluie. De la pluie naissent les plantes et toute nourriture. S'en étant rassasié, le mâle cherche une femelle et Lui donne sa semence. » C'est ainsi que Purusha est l'aïeul de tout être vivant. C'est de Lui que jaillissent les hymnes et les chants, les initiations et les rites, le calendrier sacré et le saint sacerdoce, ainsi que de nombreux mondes où l'âme se rend après la mort. C'est de Lui que sont nées toutes les déités, les anges ainsi que l'homme, les bêtes et les oiseaux et le riz et le blé ; Il a même créé l'air que nous respirons. De Lui viennent la méditation, la stabilité, la pureté, l'ordre ainsi que la Vérité. »

« […] En vérité, Brahman est la Vie même qui resplendit en tous les êtres. Les sages, qui Le connaissent, ne peuvent parler que de Lui. Quand à celui qui nage dans la félicité du Soi, qui se délecte de son jeu mais n'en mène pas moins une vie très active, celui-là est le plus grand de tous ceux qui connaissent Brahman. »

14 octobre 2021

Quelques beaux textes spirituels de l'Orient

De très nombreux auteurs ont écrit aux cours des siècles passés, une somme considérable de beaux textes spirituels. En voici quelques-uns.



Seng-Ts’an

« Ne vous attachez pas aux vues duelles ; évitez soigneusement de les suivre. Si l'esprit demeure en paix dans l'Un, ces vues duelles disparaissent d'elles-mêmes. Toutes les oppositions sont fruits de nos réflexions. Dans la non-dualité toutes choses sont identiques, il n'est rien qui ne soit contenu en elle. Toutes choses ne sont qu'une chose. L'esprit de foi est non-duel. »

Hakuin - le Chant du Zazen
« Tous les êtres sont essentiellement des Bouddhas, comme eau et glace. Il n'y a pas de glace en dehors de l'eau ; il n'y a pas de Bouddhas en dehors des êtres. Ignorant comment la Vérité est proche d'eux, les êtres la recherchent au loin. Quel malheur ! C'est comme pour ceux qui se trouvant dans l'eau, ayant soif, demandent à boire. C'est comme le fils de l'homme riche qui a perdu son chemin parmi les pauvres. La raison pour laquelle les êtres transmigrent dans les six mondes est qu'ils sont perdus dans les ténèbres de l'ignorance ; errant de ténèbres en ténèbres, comment pourront-ils jamais se libérer de la naissance et de la mort ? »                                                                                               
Tierno Bokar
« Notre planète n’est ni la plus grande ni la plus petite de toutes celles que Notre Seigneur a créées. Ceux qui l’habitent ne peuvent donc s’affranchir de cette loi : nous devons nous croire ni supérieurs ni inférieurs aux autres êtres de l’univers, quels qu’ils soient. Les meilleurs des créatures parmi nous seront celles qui vivront dans l’Amour et la Charité et dans le respect de leur prochain. Droites et lumineuses comme un soleil qui se lève et qui monte droit vers le Ciel. » 

Lao-Tseu

« Les Maîtres de l’antiquité étaient libres et voyants. Dans l’immensité des forces de leur esprit, le « moi » n’existait pas encore ; et cette spontanéité de la force intérieure donnait de la grandeur à leur aspect. Ils étaient prudents comme celui qui passe à gué un torrent hivernal ; vigilants comme celui qui sait que l’ennemi l’entoure ; insaisissables comme la glace qui fond ; rudes comme le bois non dégrossi ; vastes comme les grandes vallées ; impénétrables comme l’eau trouble. Qui pourrait, aujourd’hui, par la grandeur de sa propre lumière, éclairer les ténèbres intérieures ? Qui pourrait aujourd’hui par la grandeur de sa propre vie, ranimer la mort intérieure ? En eux était la Voie. C’étaient des individus maîtres du Moi : et leur non-agir se résolvait en perfection. »

Lao-Tseu

« La Vie n'est pas une chose créée : Elle est. L'on ne commande pas à l'Esprit. Il souffle là où Il Lui plait. Ceux qui croient qu'il est possible d'enseigner l'Inspiration ou le Génie, d'enfermer la Beauté, la Vertu et la Vérité dans des formules, d'imposer de l'extérieur ce qui doit émaner de l'Intérieur, ceux-là sont aveugles. Leur esprit est obscur ; la révélation du Tao ne les a jamais atteints. La Vérité, la Beauté et la Vertu sont des choses qu'il faut découvrir par Soi-même. Et le salut de l'âme est comme le génie, une chose qu'on ne peut ni acheter ni enseigner. Bien que toutes les choses soient identiques en essence, chacune d'elles n'en est pas moins unique. Mais leur sort commun, c'est l'éternel devenir. »

Guru Nanak


« Les pèlerinages, les austérités, la piété, la charité et l'aumône cessent d'avoir une importance lorsque l'on parvient à pénétrer dans le Til, l'œil intérieur. La communion avec le Verbe et la pratique de celui-ci, le cœur plein de dévotion donnent accès aux Royaumes Spirituels intérieurs, en nettoyant la saleté des péchés à la Fontaine sacrée intérieure. »

Swami Ramdas

« La vision de Dieu n’est rien d’autre que réaliser et sentir Sa présence en nous-même et partout autour de nous, parce que Dieu est l’Esprit tout pénétrant, imprégnant l’univers entier. Les mondes manifestés ne sont pas différents de Lui puisqu’ls ne sont que Sa propre expression en termes de nom et forme. » 

Swami Ramdas

« L'idée de supériorité et d'infériorité vient de l'ignorance et cela dans n’importe quel domaine. L'harmonie, la paix et la liberté ne peuvent éclore que dans la réalisation de l'Unité intérieure de toute vie, comme aussi dans l'expression extérieure de cette même vie. »

13 octobre 2021

Quelques beaux textes spirituels Chrétiens

De très nombreux auteurs, connus ou inconnus, ont écrit aux cours des siècles passés , une somme considérables de beaux textes spirituels. En voici quelques uns.



Esaïe 

« Après avoir subi tant de peines, dit le Seigneur, Mon serviteur verra la Lumière de la Vie, il en fera l’expérience parfaite. Les masses humaines reconnaîtront Mon serviteur comme le vrai Juste, Lui qui s’est chargé de leurs fautes. C’est pourquoi Je le place au rang des plus grands, c’est avec les plus puissants qu’il partagera le butin. Car il s’est dépouillé Lui-même jusqu’à en mourir, il s’est laissé placer au nombre des malfaiteurs, il a pris sur Lui les fautes des masses humaines, et il est intervenu en faveur des coupables. » car, devant le Seigneur, le serviteur avait grandi comme une simple pousse, comme une pauvre plante qui sort d’un sol desséché. Il n’avait pas l’allure ni le genre de beauté qui attirent les regards. Il était trop effacé pour se faire remarquer. Il était celui qu’on dédaigne, celui qu’on ignore, la victime, le souffre-douleur. Nous l’avons dédaigné, nous l’avons compté pour rien, comme quelqu’un qu’on n’ose pas regarder. »

Saint-Paul

« Quand je parlerais en langues, celles des hommes et celle des anges, s'il me manque l'Amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante. Quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères, quand j'aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s'il me manque l’Amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon corps aux flammes, s'il me manque l'Amour, je n'y gagne rien. L'Amour prend patience, l’Amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de laid, il n’entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais trouve sa joie dans la Vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L’Amour ne disparait jamais. »


Grégoire de Naziance

« Dieu est une Lumière souveraine, inaccessible et incompréhensible : aucune intelligence ne peut le percevoir et aucune parole l'expliquer, alors qu'elle éclaire toute nature douée de raison. Elle exerce dans le domaine des intelligences, un rôle analogue à celui du soleil par rapport aux choses sensibles. » 



Maître Eckhart
« On ne doit pas saisir ni considérer Dieu comme en dehors de soi, mais comme son bien propre et comme ce qui est Soi-même. Bien des personnes simples s'imaginent qu'elles doivent considérer Dieu comme étant là-bas et elles ici. Il n'en est pas ainsi. Dieu et moi nous sommes Un. Dieu est plus proche de l'âme qu'elle ne l'est d'elle-même. La proximité entre Dieu et l'âme ne connaît pas de distinction, en vérité. » 
Auteur inconnu

« Parce que les petites rivières peuvent faire des grands fleuves, parce que les grands fleuves peuvent faire de grandes mers, parce que les grandes mers peuvent faire Dieu, parce que Dieu peut faire la pluie et que l’homme ne le peut pas. Il faut prier pour que la Terre soit abreuvée d’une Eau Pure descendue du Ciel, pour que la Terre soit régénérée, pour que la Terre ne meure pas à cause de notre ignorance et de notre méchanceté. Il faut prier pour que cesse les guerres, les injustices, les erreurs et les fautes. Il faut prier pour que cessent les violences et les persécutions. Il faut prier pour ceux qui souffrent. Il faut prier pour ceux qui ont faim. Il faut prier pour ceux qui ne savent pas prier. Il faut prier pour ceux qui cherchent et qui ont soif d’une Eau Pure. Il faut prier pour que cesse notre ignorance et que nous puissions accomplir la Parole de Dieu. Il faut prier pour l’avènement du Royaume, Il faut prier pour que l’Egalité, l’Amour, le Partage et les Œuvres d’Infinies Compassion soient Réalité sur la Terre comme au Ciel. »

Auteur inconnu

« Nous sommes tous passants et pèlerins. Allumons donc un feu au carrefour, à l'adresse de l'Eternel. Fermons le cercle et faisons un temple dans le vent. Faisons de ce lieu quelconque un temple. Car le temps est venu d'adorer en Esprit et en Vérité. De rendre grâce en tous lieux et en tous temps. Mettons un terme au temps, un centre aux ténèbres extérieures et rendons-nous présents au présent. Ce présent que nous avons en vain poursuivi dans nos journées, car il était loin de nous au moment où il était. Le voici devant nos yeux et dans nos cœurs, le présent. Le feu c'est le présent qui brille et brille, c'est le présent qui prie. Le feu est le sacrifice de ce qui brûle, la chaleur de vie et la joie des yeux. Il est la mort des choses mortes et leur retour à la Lumière. Feu de joie ! Souffrance et joie l'une dans l'autre. L'Amour c'est la joie de souffrir. Le feu est la vie et la mort l'une dans l'autre. L'apparence qui se consume et la substance qui parait. Chantons gloire dans la langue du feu, évidente et claire à tous les hommes. Et vous gens qui passez sur la route des Quatre Vents, entrez dans la ronde et donnez-nous la main. Souffle sur nous Seigneur, pour que notre prière monte en flamme. Pour que notre cœur de bois et d'épines et son bref et vacillant éclat de vie, servent à nourrir un peu Ta gloire. Amen »

James Dillet Freeman

« Plus profond je suis que l’océan insondé, plus haut aussi que les sommets vertigineux ; car en conscience je peux descendre à des profondeurs sans espace ni temps ; et avec foi je monte à des hauteurs où aucun aigle n’oserait s’aventurer. L’espérance en mon cœur, je peux m’élancer très loin, avec la prière j’atteins à l’insondable. Aux eaux limpides de l’immanence Divine., la foi et la prière me conduisent à Dieu. » 

Dialogues avec l’ange

« - A la place de « Que Ta volonté soit faite. » pourquoi voulons-nous toujours faire notre volonté ? - Parce que nous ignorons La Sienne. Si vous pouviez voir Sa volonté autour de vous qui apparaît à travers nous, vous ne désireriez pas faire la vôtre. Sa volonté est Plénitude. Accomplissons Sa volonté. Maintenant c’est la volonté de l’homme qui s’accomplit et non la Sienne. L’homme est le plus féroce des carnassiers. Sa main est pire que la griffe du prédateur. Il sera pris à celui qui prend, parce qu’il n’est pas digne d’avoir des mains : la main n’est pas destinée à prendre. »

Auteur inconnu

« Je regrettais le passé et j’avais peur de l’avenir. Je regrettais le passé, quand, soudainement, le Seigneur me parla. Mon Nom est : « Je Suis ». Il s'arrêta. J'attendais. Il continua : « Quand tu vis dans le passé, avec ses fautes et ses regrets, c'est dur car Je ne suis pas là. Mon Nom n'est pas : « J'étais ». Quand tu vis dans le futur, avec ses problèmes et ses craintes, c'est dur car Je ne suis pas là.  Mon Nom n'est pas : « Je serai ». Quand tu vis l'instant présent, ce n'est pas dur car Je suis là… Mon Nom est : « Je Suis ».


12 octobre 2021

La dévotion

Voici un joli texte sur la dévotion, dont je ne connais pas l'auteur.



« Que signifie la dévotion ? Nous devons d’abord comprendre ce que nous entendons par « dévotion » et quelles sont les caractéristiques et limites humaines. La dévotion est l’amour que l’on éprouve pour Dieu. Quand la dévotion s’épanouit en nous, le sacrifice devient une chose naturelle. L’Amour est le souffle vital des hommes. Une fois que nous avons l’Amour tout le reste vient de soi. En fait qui aime, aime pour Lui-même et pour personne d’autre. Nous devons prier pour recevoir le Principe Transcendantal. Notre dévotion doit se développer de façon régulière, mais pour cela la toute première chose est de croire fermement que Dieu est dans notre cœur, dans notre corps même. Quelle doit être l’intensité de notre dévotion ? Nous devons pleurer comme un enfant qui réclame sa mère, comme une femme qui vient de perdre son mari, comme un mendiant affamé qui demande une bouchée de pain. Nous devons prier comme une femme qui veut un enfant et qui ne peut pas en avoir. C’est avec cette ferveur que nous devons prier Dieu si nous voulons Le connaître ! Nous devons arriver au point de nous identifier à Lui ; Et la dévotion nous indique la voie la plus aisée pour atteindre ce but. Le Seigneur vient à ceux qui ont de la dévotion envers Lui. La dévotion ne se limite pas uniquement à la répétition du nom du Seigneur, ni aux autres pratiques de ce genre. La dévotion est un Amour immaculé et très pur pour Dieu. C’est un Amour désintéressé et constant. Cet Amour Divin doit être pratiqué dans la vie de tous les jours. Accomplir toutes les activités dans le monde physique, le monde de la matière en les rapportant toujours au Seigneur. Ne pensez qu’à Lui et à Lui seul : Pensez qu’à Lui, quoi nous fassions, quoi que nous disions, c’est la vraie dévotion. « Offre Moi toutes tes activités, toutes tes actions et pense toujours qu’elles sont en rapport avec Moi et avec Moi uniquement ». - « Ce n’est pas pour toi que tu accomplis l’action. Tu penses à toi, toujours à toi ! Mais qui es-tu donc ? ». Celui qui brille en toi grand comme un atome, n’est autre que Moi même ! La dévotion est le reflet de l’Amour. Cette émotion que l’on appelle l’Amour vient de l’âme. L’Amour est en fait un autre nom de l’âme. Cet Amour là n’a rien à voir avec les choses de ce monde. Le principe de l’Amour doit être compris comme étant un autre mot pour décrire la dévotion. Toutes les actions doivent être inspirées par ce principe qui vient droit du cœur. Dans ce contexte, tout ce que l’on pense, dit ou fait doit être uniquement dans le but de plaire à Dieu. La dévotion est donc la seule Joie véritable. L’adoration est travail et activité. Il faut en tout premier lieu honorer le travail, c’est pourquoi que l’on prie ainsi : « Ô Seigneur ! fais en sorte que je puisse sanctifier mon temps et mes activités afin d’atteindre un jour Tes pieds de lotus et demeurer pour toujours en Ta présence… » Les obstacles de la dévotion : Un vrai fidèle ne devrait avoir en Lui aucune trace de haine, de jalousie ou de colère. Ce sont les trois obstacles majeurs de la dévotion. Il faut donc cultiver le sentiment de l’Unité. Si vous détestez quelqu’un c’est le Dieu que vous révérez que vous détestez ! La haine, la colère et la jalousie viennent de l’ego et de l’ambition personnelle. La chose la plus importante à savoir est donc que l’on ne doit pas aimer seulement Dieu mais tous les êtres et traiter tout le monde comme Dieu Lui-même. Rendre hommage à Dieu et être violent ou faire du mal à autrui ne sera jamais une preuve de dévotion. »

11 octobre 2021

Le Royaume intérieur

Voici l'extrait d'un petit livre écrit par F. J. Alexender.


« […] Que la Paix soit avec toi, mon fils. Ni dans cette vie, ni dans l’Au-delà, il ne peut y avoir pour toi un sujet de crainte quelconque. Le grand esprit de l’Amour s’infiltre partout. Pour cet Amour là, il n’existe pas d’autre nom que celui de Dieu. Dieu est en effet tout près de toi, Il ne connaît pas la prison de l’espace, car Il est l’Etre sans forme, et c’est Lui qui règne dans le Royaume intérieur. Abandonne-toi entièrement à Lui. Donne-Lui tout ce que tu es, tout ce que tu as, le bien comme le mal ; ne conserve rien. Un acte de renoncement de ce genre purifiera complètement ta nature. Pense à l’immensité de cet Amour. Il est plus grand que la Vie, plus fort que la mort. De tous les sentiers qui mènent à Dieu, le plus court est celui de l’Amour. Le sentier de la Connaissance intérieure est ardu, mais comme il est aisé celui de l’Amour ! Sois donc semblable à un petit enfant. Aime et aie foi. Quel mal pourrais-tu redouter ? Sois patient et espère. Tu seras prêt à tout affronter. Elargis ton cœur. Bannis de toi toute étroitesse d’idées ; arrache toute pensée mesquine de l’ego. Abandonne-toi à Dieu avec une foi entière. Il connaît toutes les manières d’être. Aie confiance en Sa Sagesse. Si tu savais quel Père, si tu savais quelle Mère, Il peut être. Sa patience pour te supporter est infinie. Sa clémence est sans bornes Pécherais-tu pour la millième fois, Il te pardonnerait mille fois, Il te pardonnerait sans se lasser jamais. Qu’un malheur t’advienne, ce ne peut être un malheur si tu aimes le Seigneur. Même sous l’expérience la plus terrifiante, tu recevras un message du Bien-Aimé. En vérité, c’est par le chemin de l’Amour que tu parviendras jusqu’à Dieu. Est-ce qu’une mère n’a pas toujours le même Amour ? Il en est de même pour Lui ; c’est ce même Amour qu’il a pour ton âme. Crois. Qu’il te suffise de croire et tout ira bien. Ne crains rien pour toutes les transgressions que tu as commises. Sois un homme. Fais face à la vie avec intrépidité. Quoi qu’il arrive, reste fort. Rappelle-toi que la Force infinie n’attend qu’un signe de toi. C’est Dieu Lui-même qui est avec toi ! Quelle crainte pourrais-tu donc éprouver ? Dès maintenant ici-même, combats pour ton immortalité. Fais l’éducation de ton esprit. C’est vraiment ton unique tâche. Voilà la signification, voilà le but de la vie. […] »